Anne-Sophie du Doignon · Autrice & Conférencière

Une saga familiale
de 1534 à 2007,
à rebours du temps.

Pas une Histoire de manuel
— une Histoire incarnée.

De nos jours à François Iᵉʳ — dix-sept générations de la famille Faurichon de La Bardonnie, incarnées dans la grande Histoire.

À travers des archives privées inédites — lettres, photographies, journaux et objets transmis de génération en génération — je fais revivre des destins qui ont traversé près de cinq siècles de l'histoire de France.

17 Générations
5 Tomes
10 000+ Archives
492 Ans d'Histoire
PODCASTS · APPEL À FINANCEMENT · AUTOMNE 2026
Mariage Marc et Marthe, 1947
Capitaine Jean Fougère, portrait officiel d'officier
Louis et Denise de La Bardonnie — Premiers Résistants Français (Tome II, parution septembre 2026)
🎉 À PARAÎTRE · SEPTEMBRE 2026
Ma vieille Marthe,
Ici nous attendons le
moment de friser
pour poursuivre le
« teuton oppresseur »…
— Extrait, 1945
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EN DIRECT 🎉 Parution du Tome II en septembre 2026 ! · Dernière publication LinkedIn · 17 juillet 2026 LIRE →
La Fresque

Dix-sept générations,
une même Histoire.

Près de cinq siècles d'Histoire de France traversés par une seule lignée — du premier ancêtre attesté en 1534 (Pierre Faurichon, écuyer, fondateur de la lignée Faurichon dont les aïeux reposent à l'abbaye de Peyrouse) au premier acte royal connu de 1582 (vente de la forêt de Thiviers par Henri de Navarre à Hélie Faurichon), jusqu'aux portraits du XXe siècle. Tous les visages, toutes les époques, en une seule image.

Fresque généalogique La Bardonnie — Ense et Aratro ⊕ Cliquer pour zoomer
Devise familiale · Fil rouge de la Saga
« Ense et Aratro »
Par l'épée & par la charrue
Cette devise résume l'histoire de la famille Faurichon de La Bardonnie : servir la France par les armes lorsque les circonstances l'exigent, et faire fructifier la terre familiale en temps de paix. Des officiers du Roi aux résistants de la Seconde Guerre mondiale, des seigneurs du Périgord aux exploitants agricoles du XXe siècle, plusieurs siècles d'histoire familiale s'inscrivent sous cette même devise — le fil rouge de toute la saga.
⚜ LE BLASON DE LA FAMILLE

L'écu et ses ornements

« D'azur à trois étoiles d'argent et un croissant de même en cœur »
— Armorial du Périgord

Blason Faurichon de La Bardonnie

Ce blason raconte, en langage codé par les héraldistes médiévaux, l'identité profonde de la famille.

L'ÉCU · LE COEUR DU BLASON

🟦 L'azur (bleu) — fidélité au Roi, foi.

Les trois étoiles d'argent — lumière divine, triple service.

🌙 Le croissant en cœur — trophée de Croisade : la tradition familiale rattache ce signe à la huitième croisade de Saint Louis (Tunis, 1270).

LES ORNEMENTS EXTÉRIEURS · XIXE

👑 Couronne de comte (9 perles) — embellissement d'usage.

🦁🦁 Deux lions affrontés d'or — courage militaire.

Croix de Saint-Louis — reçue par Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies à Fontenoy, le 11 mai 1745, des mains mêmes de Louis XV.

Le blason et la devise dialoguent : l'écu officiel ne parle que de l'épée. La devise Ense et Aratro est venue équilibrer en y ajoutant la charrue.

⚜ NOBLESSE DE TERRE & NOBLESSE DE ROBE

Une distinction qui éclaire la saga

Au fil de ces dix-sept générations et de leurs familles alliées, deux types de noblesse française se rencontrent — et parfois se croisent — sans jamais se confondre tout à fait.

La noblesse de terre, celle des Faurichon de La Bardonnie, est la moins illustre, la plus discrète. Elle remonte plus loin dans le temps — Pierre Faurichon écuyer, attesté en 1534 — et fut toute aussi valeureuse. Mais elle n'a jamais été mise en valeur comme celle qui gravitait autour de la cour. Elle est l'épée et la charrue tenues par les mêmes mains. Ense et Aratro.

La noblesse de robe est plus visible, plus titrée, plus présente dans les chroniques. C'est elle qu'on retrouve dans les conseils du roi, dans la magistrature, dans les ministères. Elle a souvent porté les grandes charges politiques et administratives du royaume — et avec elles, parfois, les intrigues.

Comparaison n'est pas raison. Mais si l'on devait, de nos jours, tracer le contraste d'un trait un peu schématique :

⚔ NOBLESSE DE TERRE

L'honneur et la patrie

L'agriculture, l'industrie, la guerre

📜 NOBLESSE DE ROBE

La politique et la diplomatie

La stratégie, l'administration, la vanité politique — pour ne pas dire l'hubris

La saga La Bardonnie est un témoignage de la première — celle qui s'est levée à Fontenoy en 1745, celle qui a lancé depuis Laroque la première radio-transmission de la France libre vers Londres le 17 mars 1941, celle qui a refusé la facilité de la cour pour servir, génération après génération, sur la terre, sous l'uniforme ou dans la Résistance — sans jamais renoncer à la fidélité aux racines.

⚔ ENSE ET ARATRO · LA DEVISE QUI TIENT · XXe-XXIe SIÈCLES

L'épée & la charrue, cinq siècles plus tard
de Louis le Résistant à Pierre, producteur de foie gras à Bardouly

La devise familiale — « Par l'épée & par la charrue » — n'est pas restée lettre morte. Elle s'incarne encore aujourd'hui, à travers deux figures contemporaines, descendantes directes de Gaston.

⚔ L'ÉPÉE — LOUIS

Louis Faurichon de La Bardonnie (1902-1987)
fils de René, petit-fils de Gaston

« Forma l'un des premiers réseaux de Résistance en Dordogne, dès le mois de juin 1940. Titulaire de nombreuses décorations, il appartint au réseau Rémy, tomba aux mains de la police de Vichy, échappa de peu à la Gestapo et participa au combat de Rocamadour au cours duquel il fut blessé. » (Durand, p. 216)

🌾 LA CHARRUE — PIERRE

Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies
arrière-arrière-petit-fils de Gaston

« Est actuellement un producteur de foie gras renommé de la région de Bergerac. Son exploitation se situe dans une ancienne métairie du manoir de Bardouly, où s'éteignit son ancêtre Gaston. » (Durand, p. 217)

Quatre siècles après Pierre Faurichon écuyer, près d'un siècle après que Gaston eut quitté Sigogne pour Bardouly, son arrière-arrière-petit-fils cultive la même terre.
Ense et Aratro. La devise tient toujours.

Source : Jean-Maurice Durand, Sigogne — Un village sans histoires, pp. 216-217.

LES PREMIERS FAURICHON · 1534-1582

Aux origines de la lignée

Avant les dix-sept générations détaillées, deux actes fondateurs attestent l'enracinement de la famille en Périgord : la mention de Pierre Faurichon, écuyer, seigneur de l'Hosterie en 1534 sous François Ier — révélée par la Monographie de l'abbé du Pin de Saint-Cyr (1907) — et la vente royale du 7 mai 1582, par laquelle Henri de Navarre, futur Henri IV, cède la forêt de Thiviers à Hélie Faurichon, maître des forges de la Rivière. Deux documents, deux jalons, et près de cinq siècles de transmission qui s'ouvrent.

⚜ AUX ORIGINES · 1534

Pierre Faurichon, écuyer (mentionné en 1534)
et l'abbaye de Peyrouse, sanctuaire des aïeux

Première page de la Monographie d'une famille noble du Périgord — Faurichon de Mesplier et de La Bardonnie, par Gérard du Pin de Saint-Cyr, 1907
Monographie de 1907 · Cliquer pour zoomer

Hommage à Gérard du Pin de Saint-Cyr. En 1907, l'abbé Gérard du Pin de Saint-Cyr (prêtre, petit-fils de Guillaume Faurichon de La Bardonnie par sa mère Marie-Anne, sœur de Gaston) publie à Toulouse, chez A. Destrem, une Monographie d'une famille noble du Périgord — Faurichon de Mesplier et de La Bardonnie. Cet opuscule de 24 pages, fruit d'un patient travail d'archives, est le document fondateur qui permet aujourd'hui de remonter la généalogie jusqu'au XVIe siècle. Sans lui, la lignée s'arrêterait à Hélie sieur de Croze (héros de Fontenoy, 1745).

La généalogie Faurichon est ainsi désormais attestée jusqu'à Pierre Faurichon, écuyer, seigneur de l'Hosterie, en 1534 — soit près de cinq siècles de transmission d'un patronyme qui se prolonge ensuite, à travers la fille unique de Marc (G4), Marie, dans la branche Guiot du Doignon. Son fils, Hélie Faurichon, seigneur de la maison noble des Merles (commune de Saint-Martin de Freyssengeas, près de Thiviers), était fermier-général des rentes de l'abbaye de Peyrouse en 1572. Plus tard, François Faurichon, sieur de Croze, épousa Louise de Lagut de Montardit en 1689 — peut-être à l'église Saint-Martin d'Agonac, l'église même où Marthe de Bonnegens, épouse de Gaston, mourrait 229 ans plus tard, en octobre 1918.

L'abbaye de Peyrouse est ainsi le lieu sacré racine de toute la saga La Bardonnie : c'est dans sa chapelle Saint-Martin que reposent les plus anciens aïeux Faurichon attestés, ceux dont le nom a traversé près de cinq siècles jusqu'à Antoine Gaston Faurichon de La Bardonnie (1842-1935) et au-delà.

Source principale : Gérard du Pin de Saint-Cyr, Monographie d'une famille noble du Périgord — Faurichon de Mesplier et de La Bardonnie, Toulouse, A. Destrem imprimeur, 1907 — complétée par les travaux de G. Bachelier et la Monographie de Sigogne de J.-M. Durand.

⚜ AUX RACINES · 1582 · PREMIER ACTE ROYAL

Hélie Faurichon, maître des forges de la Rivière
et la vente de la forêt de Thiviers

Acte de vente — Henri de Navarre à Hélie Faurichon, 1582
Acte du 7 mai 1582 · Cliquer pour zoomer

Le 7 mai 1582, à la noble repaire de la Barde en Périgord, devant notaire et témoins, Hélie Faurichon — habitant du village des Merles, paroisse de Saint-Martin de Freyssengeas, maître des forges de la Rivière — acquiert avec François du Teil la forêt de Thiviers (316 journaux) auprès du roi Henri de Navarre, futur Henri IV de France, par l'intermédiaire de son procureur Bernard Charon.

Prix : 1 666 écus et 2 tiers, soit ~5 000 livres, plus une rente perpétuelle de 5 écus 16 sols. Ratifié par le roi de Navarre à Saint-Jean-d'Angély le 22 juin 1582. C'est le premier acte connu liant la famille au pouvoir royal — bien avant que les Faurichon ne deviennent les Faurichon de La Bardonnie.

Source : Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, Tome XXXIII, Périgueux, 1908 — d'après Archives des Basses-Pyrénées, série B. 1872.

⚔ 1791-1817 · LE COÛT DE L'ÉMIGRATION

Ce que la Révolution emporta
Les biens-fonds perdus des Faurichon de La Bardonnie

Pendant la Révolution française, les archives familiales furent perdues, brûlées ou éparpillées. À la suite de l'émigration d'Antoine (G8, Coblence dès 1791), tous les biens de la famille furent vendus comme biens nationaux. C'est auprès de M. Peytout, fils de l'acquéreur de la maison de famille de Croze à Milhac de Nontron, que Guillaume (G7) récupéra « quelques vieux papiers et parchemins trouvés dans la maison ». En 1859, ce même M. Peytout y habitait encore.

La famille Faurichon de La Bardonnie possédait et habitait la maison noble de Croze depuis des temps fort reculés, et était connue et estimée depuis le milieu du XVe siècle — d'abord sous le patronyme originaire Faurichon (ou Fourichon), qui se divisera ensuite en plusieurs branches, dont La Bardonnie.

🌾 LES BIENS-FONDS VENDUS NATIONALEMENT

Avant la Révolution, la fortune en « bien-fonds » des Faurichon était considérable. Indépendamment de la propriété de Croze (≈ 95 hectares avec les trois métairies), la famille jouissait des domaines suivants :

  • Croze (village) · ≈ 34 ha · vendu nationalement à Gaspard Gay
  • La Garenne · ≈ 36 ha · vendu à Léonard Roussarie
  • Étang du vallon de Croze avec gros moulin à eau et toutes ses aisines · vendu au meunier qui en était fermier
  • Le Tertre · ≈ 45 ha avec maison d'habitation, dépendances, grand vignoble, prairies et bonnes terres à blé · vendu à Étienne Large (qui l'a partagé entre ses enfants)
  • Lage · ≈ 38 ha · vendu avant la saisie par les Révolutionnaires
  • Saint-Martin · au moins 100 ha · vendu à M. Dubut, de Saint-Front-la-Rivière

« D'après ce M. Peytout, ces terres représentaient au bas mot de 330 à 350 hectares de terres, plus des bâtiments importants. Le moulin était affermé 150 livres par an et mouture de farine nécessaire à la maisonnée Faurichon. »

Source : témoignage de M. Peytout (Croze, Milhac de Nontron, vers 1859), recueilli par Guillaume Faurichon de La Bardonnie (G7).

L'Arbre familial

Dix-sept générations
de Femmes & d'Hommes

Près de cinq siècles d'Histoire de France traversés par une seule lignée — de Pierre Faurichon, écuyer, seigneur de l'Hosterie (1534) jusqu'à nos jours. La filiation est patrilinéaire de Pierre Faurichon (G17) jusqu'à Louis et Marc Faurichon de La Bardonnie (G4), puis se transmet par sa fille unique Marie à la branche Guiot du Doignon. À rebours du temps, la saga remonte de nos jours jusqu'au règne de François Ier (1515-1547) — c'est sous ce roi de la Renaissance que Pierre Faurichon est attesté ; son fils Hélie sera fermier général des rentes de l'abbaye de Peyrouse en 1572 (chapelle Saint-Martin, sanctuaire des aïeux). Marc & Louis (tomes I et II) sont de la même génération, frères. Cinq tomes publiés ou en chantier, neuf générations encore à explorer en amont.

« Raconter l'Histoire de France à travers l'histoire familiale — pour que les destins individuels éclairent à nouveau les grandes pages collectives. »
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Aujourd'hui

Les dix-sept petits-enfants de Marie Guiot du Doignon née Faurichon de La Bardonnie

La 17e génération depuis Pierre Faurichon écuyer (1534). Dix-sept cousins répartis en quatre branches : Guiot du Doignon (côté Marc et Hervé), Weulersse (côté Armelle), et Liechtmaneger (côté Agnès). C'est pour eux que l'autrice écrit la saga : que chaque récit, chaque archive, chaque photographie devienne un fil qu'ils puissent saisir à leur tour. « Raconter l'Histoire de France à travers l'histoire familiale, pour que les destins individuels éclairent à nouveau les grandes pages collectives. »

MARC GUIOT DU DOIGNON & LAURE
4 enfants : Clément, Inès, Côme, Aude (2007)
ARMELLE GUIOT DU DOIGNON & THIERRY WEULERSSE
6 enfants : Appoline (1998), Paul (1999), Romain, Théophile, Joséphine, Armance (2011)
AGNÈS GUIOT DU DOIGNON & NICOLAS LIECHTMANEGER
2 enfants : Éléonore (2005), Thibault (2010)
HERVÉ GUIOT DU DOIGNON & ANNE-SOPHIE SANTUS
5 enfants vivants : Rémi (2009), Augustin (2011), Thomas (2013), Marthe (2015), Alix (2016)
Et la mémoire de Camille et Martin, jumeaux morts-nés en 2008
17e génération 17 petits-enfants de Marie 4 branches cousines ⚜ Camille & Martin · 2008
Génération vivante Pour eux est écrite la saga
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L'autrice

Hervé est le cadet d'une fratrie de quatre · Marc, Armelle, Agnès & Hervé

Hervé Guiot du Doignon & Anne-Sophie du Doignon née Santus

Mariés civilement à Availles-Limousine le 18 juillet 2004 (Marie, maire adjointe, célébra l'union). Hervé, fils cadet de Marie et de Jean-Louis, et Anne-Sophie Santus, l'autrice de la saga, unissent ainsi leurs deux familles. C'est elle qui, depuis le côté Guiot du Doignon, va se mettre à reconstituer cinq siècles de mémoire Faurichon de La Bardonnie, à partir des archives, lettres, photographies et témoignages recueillis. Cinq tomes publiés ou en chantier, des centaines de posts LinkedIn, des conférences, des podcasts en préparation : la saga prend corps sous sa plume.

L'autrice 5 tomes parus / en chantier Sciences-Po Paris Administrateur territorial Conférencière Éditions Transmettre Découvrir l'Histoire Autrement ⚔Polytechnicien
Génération vivante Écriture de la saga (2025—) Tomes I à V · Podcasts · Conférences L'Autrice →
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La belle-mère

Marie Guiot du Doignon née Faurichon de La Bardonnie · & Jean-Louis Guiot du Doignon

Fille unique de Marc et de Marthe Fougère (Tome I), Marie est le maillon par lequel le nom Faurichon de La Bardonnie se transmet à la branche Guiot du Doignon (vieille famille de la Charente-Limousine). Toute sa vie exploitante agricole à Availles-Limousine (Vienne), lieu-dit Malhubert, elle conjugue la tradition féministe rurale de sa mère et la fidélité aux terres familiales. Profondément engagée pour la commune d'Availles-Limousine, elle en a été maire adjointe. C'est elle qui, le 18 juillet 2004, a uni civilement Hervé et Anne-Sophie — quatre mois avant le décès accidentel de son époux Jean-Louis le 22 novembre 2004. Veuve, elle reste l'âme de Malhubert. Quatre enfants : Marc (× Laure, 4 enfants), Armelle (× Thierry Weulersse, 6 enfants), Agnès (× Nicolas Liechtmaneger, 2 enfants) et Hervé (× Anne-Sophie Santus, 7 enfants dont 5 vivants). 17 petits-enfants aujourd'hui.

Fille unique de Marc et Marthe Branche Guiot du Doignon Exploitante agricole Availles-Limousine Lieu-dit Malhubert Maire adjointe Engagement communal 4 enfants Transmission du nom
Génération de transmission Le nom Faurichon passe par elle aux Guiot du Doignon
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1913 — 1948

Marc Faurichon de La Bardonnie & Marthe Fougère

Marc, frère cadet de Louis, prisonnier dans les stalags allemands, « forte tête » forcée de travailler pour IG Farben, rapatrié le 6 juin 1944, repart héroïquement au combat. Marthe (1922-2007), parisienne devenue dirigeante agricole, pionnière en faveur des femmes en milieu rural. À leurs côtés : le capitaine Jean Fougère (1912-1945), frère aîné de Marthe, héros du Débarquement de Provence et de la Libération.

Résistant Stalags IX C & IV D IG Farben Féministe rurale Débarquement de Provence Libération de la France
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⚔ LA GRANDE DESCENDANCE · LOUIS & DENISE · TOME II

11 enfants · 39 petits-enfants · 97 arrière-petits-enfants
la plus grande descendance La Bardonnie du XXe siècle

À côté de la lignée patrilinéaire qui se prolonge par Marc (Tome I) puis Marie (G3) jusqu'à la 17e génération, la branche collatérale Louis & Denise a donné naissance à une descendance immense : la plus nombreuse postérité de toute la saga depuis Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies (G10, héros de Fontenoy 1745). Louis et Denise illustrent la double devise familiale : Ense et Aratro.

LES PARENTS DE LOUIS & DENISE

Côté La Bardonnie : René Faurichon de La Bardonnie & Marie née Benoist (du château de Fontroque à Montcaret).

Côté Potier : Hector Potier & Louise-Pauline née Marchand.

LES ONZE ENFANTS & LEURS BRANCHES
1 · Geneviève (1928) × Guy Lusignan — 6 enfants : Marc, Christian, Gilles, Isabelle, Anne, Jacques
2 · Guy (1929) × Alix née Motas d'Hestreux — 5 enfants : Mathilde, Jean, Denise, Pierre (producteur de foie gras à Bardouly), Luc — † mort accidentellement dans l'incendie de son usine de pots fertilisants en composte, en Lot-et-Garonne
3 · Isabelle (1931) × M. de Bertrand de Crozefon — 4 enfants : Jean, Cécile, Agnès, Marie-Laure
4 · France (1933) × Jean-Marie Goubault de Brugière — 6 enfants : Yvonick, Denis, Myriam, Benoît, Yann, Vincent
5 · André (1934) × Isabelle née Goubault de Brugière — 2 enfants : Arnaud, Clothilde
6 · René (1936) × Geneviève née Baudriller — 4 enfants : Cécile, Bénédicte, Florence, Philippe
7 · Astrid (1938) × Christian Morgat
8 · Daniel (1940) × J. Menhelet / M. Pauvert — 3 enfants : Emmanuelle, Robin, Thomas
9 · Jacques (1942) × Elisabeth née de Dietrich — 3 enfants : Olivier, Hélène, Mathilde
10 · Christian (1943) × Bernadette née Pruvost — 4 enfants : Antoine, Marc, Claire, Marie-Astrid
11 · Xavier (1947) × Marie-Odile née Guéhéneuc — 2 enfants : Yann, Hervé

Total : 39 petits-enfants · et 97 arrière-petits-enfants.

La famille Faurichon de La Bardonnie reste, par delà les branches, une seule grande lignée. Ense et Aratro.

4
1902 — 1987

⚔ Frère aîné de Marc · Même génération G4

Louis Faurichon de La Bardonnie & Denise Potier

Vigneron bergeracois, Commandeur de la Légion d'honneur (1981), Croix de Guerre 39-45, Médaille de la Résistance (Officier). Avec Denise (1906-1985), figures pionnières de la Résistance française dès les premières heures de l'Occupation.

Co-fondateur du réseau CND-Castille (Confrérie Notre-Dame) en juillet 1940 avec Paul Armbruster — le colonel Rémy (Gilbert Renault) ne rejoindra le réseau qu'en novembre 1940. Rémy reconnaîtra lui-même que Louis et ses amis « l'ont avancé de dix à douze mois dans sa mission ». Depuis Laroque est effectuée la première radiotransmission entre la France libre et Londres le 17 mars 1941 (postes émetteurs Roméo et Cyrano). Pseudonyme BBC : Isabelle.

Mai 1941 — Le Bismarck. Dans une mise au point d'une remarquable honnêteté intellectuelle (septembre 1981), Louis reconnaîtra que les Anglais savaient déjà grâce à ENIGMA où se dirigeait le cuirassé. Churchill a saisi son renseignement comme couverture officielle pour préserver le secret. « Notre renseignement fut largement utilisé pour égarer leurs soupçons et permettre officiellement de déployer la vaste opération qui amena un Catalina à retrouver le cuirassé. »

16 novembre 1941 — Première arrestation chez lui par les Groupes Mobiles de Réserve (GMR) de Vichy, dénoncé par Paul Roger de Gardelle pour détention d'un poste émetteur. Détenu au secret à la prison de Périgueux jusqu'au 31 décembre 1941, puis transféré au camp de Mauzac. Libéré sous caution le 18 février 1942, faute de preuves.

🎭 4 mai 1943 — Évasion de neuf gaullistes de la maison centrale de Périgueux. Louis organise l'opération : trois faux policiers munis de faux papiers d'apparence authentique viennent chercher « un dangereux prisonnier » avec armes et menottes. Parmi les évadés : le commandant Jean Breuillac, les deux aviateurs anglais Michael Trotobas et Patrick Wibelt, et Maurice Perrin. Tous rejoindront l'Angleterre.

🌃 Nuit du 19 au 20 novembre 1943 — Les Waffen-SS encerclent Laroque. Prévenu in extremis, Louis s'enfuit avec Denise. Cavale.

Fin 1943 — début 1944 : Co-fondateur du réseau Andalousie à Toulouse avec François Bistos, alias colonel Franck (sous-secteur « Blé »). Pseudonymes : Le Baron et Gaston.

🚂 16 février 1944 — Arrestation en gare de Vierzon. Dans un train, son agent de liaison parvient à sauver le courrier. Sur le trajet vers la Kommandantur, Louis étrangle son gardien et s'évade. 🔴Sa tête est dès lors mise à prix à un million de francs (avis allemand de recherche conservé). Londres lui fournit des pilules de cyanure cachées sous le revers de son veston (attestation après-guerre du général Koenig).

🔥 17 avril 1944 — Exploit d'Orléans. Avec René Garceries (futur inspecteur général des Finances), Louis prépare et participe à l'attaque des hangars d'aviation du grand camp d'Orléans : 5 hangars détruits, 14 bombardiers anéantis, 17 gravement endommagés.

28 avril 1944 — Espionnage de l'ouvrage Osteck à Cherbourg. Déguisé en prêtre grâce à une soutane prêtée par l'abbé Éthevenard, curé de Chabrac, et muni d'une fausse carte d'identité au nom de l'abbé Léon Boissière, Louis effectue relevés et photographies des défenses côtières — distribuant des bonbons à des gamins pour qu'ils jouent au ballon avec lui autour du redoutable ouvrage du Mur de l'Atlantique. « Je ne prétends pas avoir été le seul à étudier le si redoutable ouvrage Osteck, mais il a été l'objet de mes soins les plus attentifs : son armement, les axes de tir, les approvisionnements, jusqu'à la nomenclature des troupes — le 1709e régiment d'artillerie. » Le 28 juin 1944, le commandant Köppers d'Osteck rendra son ouvrage au général Barton : « Par vous, les petits, les obscurs, les sans-grades, de la Résistance française ! »

En mai 1947, c'est à Laroque que séjourne le général de Gaulle, « aux sources de la France Libre ».

Avec Denise, 11 enfants, 39 petits-enfants, 97 arrière-petits-enfants — la plus grande descendance La Bardonnie du XXe siècle.

Co-fondateur CND-Castille (juillet 1940) · Pseudo Isabelle 1ʳᵉ radiotransmission France-Londres (17 mars 1941) Arrêté Vichy 16 nov. 1941 · Prison Périgueux · Camp Mauzac Contribue à l'évasion de 11 agents SOE de Mauzac (juillet 1942) Co-fondateur réseau Andalousie (Toulouse 1943-44) · Pseudos Le Baron, Gaston Arrestation en gare de Vierzon · 16 février 1944 · étrangle son gardien Tête à 1 million de francs · pilules de cyanure de Londres Exploit d'Orléans · 17 avril 1944 · 14 bombardiers anéantis Espionnage Osteck Cherbourg · 28 avril 1944 · déguisé en prêtre DSO (Distinguished Service Order) Médaille polonaise de la Résistance Commandeur Légion d'honneur (1981) Croix de Guerre 39-45 Vigneron bergeracois 11 enfants · 39 petits-enfants · 97 a.-p.-enfants
Tome II · 2026 Premiers Résistants Français À paraître septembre 2026 Découvrir →
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1875 — 1923

René Faurichon de La Bardonnie & Marie Benoist

Père de Louis et de Marc. Né en octobre 1875 à Agonac (Périgord), mobilisé à 39 ans le 30 novembre 1914, versé au 111e régiment territorial puis au train de combat. Quatre années de ravitaillement nocturne, de l'Aisne à la Champagne, du Chemin des Dames à Verdun, de l'Italie après Caporetto à Hambourg au lendemain de l'armistice. Promu officier d'administration de 3e classe en juillet 1918.

1 319 lettres adressées à Marie (1881-1960) entre le 30 novembre 1914 et le 10 janvier 1919 — soit 460 000 mots, l'un des plus grands corpus épistolaires de 14-18 conservés en France. Trois archives superposées en un seul homme : militaire (la guerre logistique invisible des territoriaux), économique (la gestion à distance de trois propriétés viticoles et agricoles), sociale (un notable catholique observant la République en armes).

Rentré le 10 janvier 1919, René meurt accidentellement à Sainte-Foy-la-Grande le 15 décembre 1923 : en attachant sa baladeuse contre un mur du marché, son cheval prend peur — le marchepied lui sectionne l'artère fémorale. Il avait survécu à quatre ans de guerre. Il laisse Marie, Louis (21 ans) et Marc (10 ans).

Grande Guerre 1914-1918 111e régiment territorial Train de combat Officier d'administration · juillet 1918 1 319 lettres · 460 000 mots Bataille de Crouy · janvier 1915 Muizon · affaire Navarre & de Bernis avril 1915 Champagne · offensive Joffre 1915 Cote 304 · Verdun Croix de Pierre · Chemin des Dames 1917 Stage Vérone · après Caporetto 1917 Fort de Génicourt Fort de Troyon Attaque aux gaz Libération de Laon · novembre 1918 Hambourg · révolution spartakiste déc. 1918 Vigneron · 3 propriétés Émancipation de Marie Mort accidentelle · 15 déc. 1923
Tome III · 2027 Un couple dans la tourmente de la Grande Guerre En écriture · Podcast 2027 Découvrir →
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1842 — 1935

Antoine Gaston Faurichon de La Bardonnie & Marthe de Bonnegens

Né le 27 octobre 1842 à Vaunac (Dordogne), élève du Collège Saint-Joseph de Sarlat (Pères Jésuites) dès 1852, camarade du futur sociologue Gabriel de Tarde. Sergent aux zouaves pontificaux, défenseur du Pape Pie IX face à Garibaldi à Mentana (3 nov. 1867). Engagé volontaire à la Légion des Volontaires de l'Ouest (2e Bataillon, 2e Compagnie « Charette ») du 1er octobre 1870 au 29 mars 1871, il combat à Cercotte, Brou et Loigny — où meurt son ami Albert de Gastebois. Sous-Lieutenant au 94e Régiment Territorial par décret du 10 mai 1876. Chevalier de l'Ordre de Pie IX, médaillé de Mentana, Bene-Merenti, Saint-Georges de Russie et Anciens Combattants 1870 (Carte n° 36.299). Maire de Sigogne de 1884 à 1901, propriétaire du Château de la Quantinerie. Marié à Sigogne le 9 septembre 1873 à Marthe de Bonnegens (née à Saint-Maurice-des-Lions le 16 avril 1846, descend par sa mère de la famille du Cheyron du Pavillon) — le général de Charette, venu de Vendée tout exprès pour bénir son ancien lieutenant, était présent dans la nef : « l'instant où la guerre s'est, enfin, refermée ». Mort à Bardouly le 8 octobre 1935, à 93 ans, dans la maison natale de son ami d'armes Gastebois.

Le rocher de Sarlat — 1854. À douze ans, Gaston et deux camarades, la Tour et Bleynie, s'assoient un soir sur un grand rocher dominant la Dordogne. Le lendemain matin, on apprend au Collège que le rocher s'est effondré pendant la nuit. Soixante-cinq ans plus tard, Gaston écrira : « Cette grâce, je l'ai sentie sur moi toute la vie ; chaque fois qu'à Mentana, à Cercotte, à Loigny, à Auvours, une balle m'a manqué, j'ai pensé au rocher de Sarlat. »

En 1932, à 90 ans, lors du 62e anniversaire de la Légion à Lille — l'un des trois derniers survivants présents — il s'adresse aux jeunes scouts : « Vous êtes l'avenir. Nous n'étions que la mémoire. »

« Il a servi le Pape et la France. Il a aimé Marthe. »
— inscription de sa pierre tombale, cimetière de Sigogne

Collège Saint-Joseph de Sarlat Rocher de Sarlat · 1854 Zouaves pontificaux 1867 Bataille de Mentana Volontaire de l'Ouest 1870 Cercotte · Brou · Loigny Compagnie Charette 94e Régiment Territorial Ordre de Pie IX Médaille Bene-Merenti Médaille de Mentana Saint-Georges de Russie Carte du Combattant 1870-71 Mariage 9 sept. 1873 · Charette présent Maire de Sigogne 1884-1901 Château de la Quantinerie Famille de Bonnegens Cheyron du Pavillon Anciens scouts · Lille 1932 Bardouly · 8 octobre 1935
Tome V · À venir Le zouave pontifical & la dame de Bonnegens En recherche · Une saga zouave et cognac Découvrir →
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1800 — 1886 · † Sainte-Croix-de-Mareuil

Guillaume Faurichon de La Bardonnie & Anne-Marie du Cheyron du Pavillon

Né en 1800, mort à Sainte-Croix-de-Mareuil (Dordogne) le 3 janvier 1886. Le maillon central entre la génération révolutionnaire et la Belle Époque familiale. Sa vie sentimentale fut marquée par trois mariages successifs, dont les deux premiers tragiquement abrégés.

🕯️ 1res noces en 1829, à Leychoisiers en Limousin, avec Malviné de Brie — qui mourra en couches dès 1830.
🕯️ 2es noces en 1832, à Issigeac, avec Thérésia de Laurière — qui mourra elle aussi en couches, près d'Eymet.
3es noces le 10 novembre 1842, à Périgueux, après dix ans de veuvage, avec Anne-Marie du Cheyron du Pavillon (1819-1898).

De ce troisième mariage naissent cinq enfants, dont l'aîné est Gaston (G6, 1842-1935) — futur zouave pontifical, Volontaire de l'Ouest, maire de Sigogne, mort à Bardouly le 8 octobre 1935. Une vie qui couvre presque tout le XIXe siècle, de la Restauration aux débuts de la IIIe République.

1800 — Sainte-Croix-de-Mareuil, 3 janvier 1886 XIXe siècle · Restauration → IIIe Rép. Trois mariages successifs Malviné de Brie · 1829 Leychoisiers Thérésia de Laurière · 1832 Issigeac Anne-Marie du Cheyron du Pavillon · 10 nov. 1842 Périgueux 5 enfants · Gaston aîné
Pas encore exploré À explorer
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1770 — 1861

Antoine Faurichon de La Bardonnie & Marie-Catherine de Nikolaÿ

Né au château de Verzinas (commune de Vaunac, près de Thiviers) le 10 juillet 1770, mort à Verzinas le 18 septembre 1861 — quatre-vingt-onze ans. Une vie qui traverse près d'un siècle, de la France de Louis XV à celle de Napoléon III. Seigneur de La Bardonnie, ancien officier des Gardes Rouges du Roi Louis XVI à Versailles (régiment de Clermont-Tonnerre), Chevalier de l'Ordre Royal de Saxe (1813), Chevalier de Saint-Louis. Avec Marie-Catherine de Nikolaÿ (Malmédy 1771 — Verzinas 1824), un couple qui traverse la Révolution, l'Empire et la Restauration — entre fidélité et reconstruction. Confident et ami de la Cour de Saxe-Cobourg, fait Citoyen de Cobourg, l'un des plus proches conseillers de la dynastie qui régnera plus tard sur l'Angleterre (Victoria), la Belgique (Léopold Ier) et le Portugal.

👑 Quatrième génération aux Gardes du Roi. Antoine prolonge une tradition militaire ininterrompue : son arrière-grand-père Hélie (G11), son grand-père Pierre (G10) et son père Hélie-Jean-Noël (G9) avaient tous servi successivement à Versailles. La distinction entre Garde Bleue (garde rapprochée du roi à l'intérieur du château) et Garde Rouge (garde rapprochée à l'extérieur du château, troupes d'élite qui entourent le roi sur le champ de bataille) place les Faurichon dans ce second corps — celui qui combat.

🕯️ 1789 — dissolution de la Maison du Roi. Le colonel Clermont-Tonnerre, commandant du régiment d'Antoine, prend soin avant le licenciement de régler à ses hommes leurs trois derniers mois de solde et de leur laisser leurs chevaux. Pour ce bienfait, il sera peu après arrêté et fusillé. Traîné à pied à travers les rues vers son lieu d'exécution, hué par la foule, il lance ces mots restés dans la mémoire familiale : « Ne croyez pas que j'aie peur. Ce n'est pas la première fois que je regarde la mort en face. Sachez d'ailleurs qu'un Clermont-Tonnerre ne craint ni la foudre ni le tonnerre! » — Et tout aussi imperturbable, il tombe.

🌳 L'enfance à Verzinas. Antoine ne connaît son père que par à-coups : Hélie-Jean-Noël meurt en 1780, Antoine a dix ans. C'est son grand-père maternel, Antoine Guichard de Laforest, veuf vivant seul à Verzinas, qui l'élève entièrement, refusant la mise en pension à Périgueux ou à Limoges. Gentilhomme de la vieille école, il transmet à l'enfant « les principes de ses ancêtres : honneur chevaleresque, amour du prochain, devoir et obéissance envers Dieu et le Roi ». C'est aussi ce grand-père vénéré qui sera élu à l'unanimité maire de Vaunac sous la Révolution. Le père d'Antoine, lettré, lui fait apprendre l'alphabet grec et les déclinaisons latines en même temps que l'alphabet français.

💞 La rencontre à Tongres (1793) — « le seizième émigré ». Après le siège de Maestricht (où Antoine, caporal de la sortie, voit pour la première fois le Prince Frédéric de Cobourg libérer la ville le 3 mars 1793), il se replie à Tongres puis à Malmédy chez la famille de Nikolaÿ. La maison héberge déjà quinze émigrés français. Quand Antoine est présenté, Marie-Catherine entre dans le salon : « Je fus immédiatement saisi de sa beauté, de son rayonnement et de l'air doux et riant, malgré son sérieux... Du moment où je la vis, mon plus grand désir fut d'être amené à pouvoir la voir chaque jour, tant je me sentis saisi et attiré par elle, par un sentiment indéfinissable, mais si profond que j'en fus tout remué. » Marie-Catherine intercède aussitôt auprès de sa mère : « Eh bien, ma mère, que ce monsieur soit le seizième ! C'est une prière que je vous fais. »

💍 Tatine. Le couple se fiance à Malmédy fin 1793-début 1794, bénédiction familiale du chanoine Ekhout, confesseur de Marie-Catherine, surnommée « Tatine ». Le père de Tatine résiste d'abord pour ne pas froisser le Bailli de Luxembourg, prétendant fortuné qu'il avait pressenti, et envoie Antoine en mission diplomatique à Nimègue. Mais Tatine déclare qu'elle préférerait se faire religieuse pour soigner les malades indigents plutôt que d'épouser un homme que son cœur n'aurait pas choisi en toute liberté. Le père cède avec émotion. La séparation forcée du 7 juillet 1794 sépare le couple pendant plus de dix années de quête désespérée à travers l'Allemagne, la Pologne et la Russie.

🥾 Cordonnier et marcheur (1794-1796). Sans ressources, Antoine erre de Cologne à Düsseldorf, hiverne à Kettewig où il apprend l'allemand avec un prêtre, devient cordonnier à Wetzlau chez M. de Beaufort pour gagner sa vie. À Francfort, le banquier israélite Samuel Schlanger lui ouvre un crédit sur sa seule parole : Antoine entreprend alors l'« aventure russe », 200 lieues à pied de Dresde à Moscou via Breslau et Varsovie, sur de fausses pistes pour retrouver Tatine. Dormant dans les fermes, mangeant le caviar et la vodka des paysans, il croise une ourse et son ourson en se baignant dans une rivière, est expulsé de Moscou par la police, finit par retrouver Tatine en Allemagne : « Il n'y a pas de mots pour décrire notre joie et notre émotion... Nous pleurions et riions en même temps. »

Mariage à Gotha — 1797. Après un dernier drame (le naufrage du bachet à Vilbel, où Antoine sauve Tatine de la noyade — 12 morts, 6 rescapés), le couple atteint enfin Gotha au terme de vingt jours de voyage. Là, après d'âpres démarches au Rathaus pour l'enregistrement et la quête d'un prêtre catholique acceptant la modique somme dont ils disposent, ils s'unissent enfin : « réalisant ainsi notre rêve ébauché à Malmédy plus de quatre ans auparavant ». C'est là, à Gotha, qu'Antoine pose les bases du commerce qui assurera leur fortune, prélude à leur installation à la cour de Saxe-Cobourg. Le manuscrit original d'Antoine s'achève sur ces mots : « À partir de 1797, la chance nous sourit enfin, et de plus en plus, par la suite, comme vous le verrez. »

🎲 La leçon du jeu — Coblence, novembre 1791. Dès son arrivée à Coblence avec ses camarades périgourdins, Antoine fréquente l'auberge ***Aux Trois Couronnes*** où les jeunes émigrés se ruinent au jeu. Son ami du Vignaud, joueur passionné, le persuade d'une mise commune : ils perdent 15 francs en quelques minutes. Antoine se lève. Du Vignaud, possédé, continue et perd 40 louis d'or — toute sa réserve. Antoine garde de ce soir-là une leçon qu'il a tenue toute sa vie : « De toute ma vie, je ne me suis plus jamais assis à une table de jeu. »

🐎 Jean Lapouyade — la fidélité du Périgord. Le grand-père de Verzinas avait confié au jeune émigré le fidèle Jean Lapouyade, serviteur de la maison depuis plus de quarante ans, pour l'accompagner sur la route de Coblence. À peine arrivé près de Paris, Antoine le renvoie à Verzinas avec ses chevaux : « Je ne voulais pas l'exposer aux dangers de notre aventure. » Geste de gentilhomme — préserver le serviteur fidèle des risques que se choisit le maître.

📜 Le manuscrit perdu, le manuscrit reconstitué. En novembre 1815, à Cobourg, Antoine prend la plume pour ses enfants : « À Mes Enfants ». Il écrit jusqu'à son retour en Périgord en 1817, puis épisodiquement jusqu'à sa mort à 91 ans. En 1907, les archives familiales sont confiées à l'abbé Gérard Dupin de Saint-Cyr pour en tirer une monographie publiée chez Destrem à Toulouse — mais le manuscrit original est irrémédiablement perdu dans le processus. Soixante-dix ans plus tard, Louis Faurichon de La Bardonnie — arrière-petit-fils d'Antoine via Gaston, et résistant gaulliste du Tome II — récupère les « pauvres vestiges désordonnés » du manuscrit auprès du petit-neveu de l'abbé Dupin (officier de marine retraité à Mareuil sur Belle). Pendant trois années (août 1976 – août 1979), il opère la patiente « Reconstitution », à partir des feuillets épars, des « Quelques notions » de son aïeul Guillaume, d'une volumineuse correspondance en allemand de l'époque, et de la tradition orale — car Gaston, à 18 ans à la mort d'Antoine, en avait recueilli de vive voix tout le récit. Édition princeps en 1983 aux Archives départementales de la Gironde.

Antoine 1770-1861 · Marie-Catherine 1771-1824
RÉUNIS
— inscription de leur pierre tombale, cimetière de Vaunac

1770 — 1861 · 91 ans Garde Louis XVI Versailles Chevalier de Saint-Louis Ordre Royal de Saxe · 1813 Révolution & Exil Annonce · Frankfurter Wochenblatt 1797 Cour de Saxe-Cobourg Citoyen de Cobourg Acquittement Liège · 8 juillet 1806 Mémoires · Cobourg 1814-1817 Chapelle de Verzinas reconstruite · 1825 Reconstitution Louis 1976-79 · éd. princeps Archives Gironde 1983
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1739 — 1780

Hélie-Noël-Jean-Baptiste Faurichon de La Bardonnie & Marie Guichard de Laforest

Né à Croze en 1739, écuyer, seigneur de Croze et de La Bardonnie, Gendarme des Compagnies Rouges de la Garde Ordinaire du Roi, Chevalier de Saint-Louis. Fils de Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies (G10), héros de Fontenoy 1745, et petit-fils d'Hélie de Croze (G11), il entre très jeune comme « Enfant du corps » aux Compagnies Rouges, dans le régiment où servait son père. Dans les actes civils et ceux de la paroisse de Milhac, il est désigné sous les qualités de Messire, Écuyer et Seigneur des Bardonnies.

Marié en 1768 à Marie Guichard de Laforest, d'une des plus anciennes familles du Périgord — attestée dès 1536 à la seigneurie de Bruzac, et associée par Bref aux prières quotidiennes des Chartreux du Glandier et de la Grande Chartreuse. De ce mariage naissent quatre enfants, dont deux filles jumelles : l'aîné est Antoine (G8, né en 1770), futur émigré et confident de la cour de Saxe-Cobourg.

🕯️ Mort le 25 octobre 1780 à Croze. Il fut inhumé dans le cimetière de la paroisse de Milhac, contrairement à l'usage et au droit de ses ancêtres, tous inhumés dans la chapelle de l'abbaye de Peyrouse, dans le voisinage de Croze — sanctuaire fondateur de la lignée. Première rupture avec une tradition séculaire d'inhumation au sein du foyer cistercien des aïeux.

Né à Croze en 1739 Messire · Écuyer · Seigneur des Bardonnies Enfant du corps · Compagnies Rouges Garde Ordinaire du Roi · Louis XV puis Louis XVI Chevalier de Saint-Louis Mariage 1768 · Marie Guichard de Laforest 4 enfants · 2 filles jumelles † 25 octobre 1780 · Croze Inhumé cimetière de Milhac · rupture avec Peyrouse
Pas encore exploré Continuité militaire
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1718 — 1769

Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies & Marie de Labrousse

Né à Croze (paroisse de Milhac de Nontron, Périgord) en 1718, mort en 1769. Premier de la lignée à porter le titre de Seigneur des Bardonnies (du nom de la seigneurie). Seigneur du village de Croze (paroisse de Milhac de Nontron). Le nom familial « Faurichon de La Bardonnie » ne sera adopté qu'à la génération suivante. Fils d'Hélie de Croze (G11) et père d'Hélie-Noël-Jean-Baptiste (G9). Marié à Marie de Labrousse, de Bussière-Badil (commune du Périgord vert), dont la famille occupait alors une très haute situation en Périgord. Six enfants naissent de cette union, dont une fille — mais seul l'aîné Hélie-Jean-Noël fit souche.

Trois campagnes glorieuses de la guerre de Succession d'Autriche. Sous les ordres directs du lieutenant Joseph-Charles-Alexandre d'Anterroche (1710-1785, futur colonel des Gardes françaises), Pierre est de toutes les grandes campagnes de Flandre et de Wallonie conduites par le maréchal Maurice de Saxe : la prise d'Ypres en juin 1744 (avec Menin, Furnes, Courtrai), la bataille de Fontenoy le 11 mai 1745, et la bataille de Lauffeld le 2 juillet 1747 (entre Tongres et Maastricht) — victoire qui ouvrira la voie au traité d'Aix-la-Chapelle en 1748.

Le héros de Fontenoy — 11 mai 1745. Jeune officier de vingt-sept ans au régiment d'Anterroche, Pierre affronte, à la tête de ses grenadiers des Gardes françaises, la colonne de 16 000 hommes du duc de Cumberland. À cinquante pas, les officiers échangent le salut, chapeau bas — et se joue alors la scène célèbre. La version courtoise (« Messieurs des Gardes Françaises, tirez ! ») est en réalité l'édulcorée : selon les recherches de Jean-Pierre Bois (Figaro Histoire n°64, oct-nov 2022), Lord Charles Hay aurait crié à ses adversaires : « J'espère que vous n'allez pas vous enfuir comme des lapins, ainsi que vous l'avez fait à Dettingen », rappel insolent de la panique française de 1743. La réplique du lieutenant d'Anterroche — « Non, Monsieur, nous ne tirons jamais les premiers » — n'est donc pas une politesse de siècle frivole, mais une réponse digne à une insulte. La décharge anglaise couche alors 19 officiers et 380 hommes des Gardes.

💡 L'idée de génie de Pierre — l'ancêtre de la mitraillette. C'est dans cet écroulement que Pierre a le coup de génie qui a traversé les générations : il ordonne aux rangs de derrière de reprendre les armes des morts de chaque rangée, de sorte que la seconde ligne ait un fusil de plus, la troisième deux, la quatrième trois — et que la cadence de tir soit multipliée par cinq. Une trouvaille tactique qui préfigure de plus d'un siècle le principe de la mitrailleuse. À ce dispositif s'ajoute simultanément celui d'un capitaine du régiment de Touraine, du nom de de Fontaine, qui place « heureusement » quatre pièces d'artillerie en enfilade sur l'angle droit de la colonne anglaise — les deux innovations croisées suffiront à briser la marche ennemie.

« Souvenez-vous de Limerick ! » À l'assaut final, les bataillons irlandais du comte de Lally et de lord Clare — engagés au service de France depuis la conquête de leur pays par Cromwell en 1651 — fondent sur les Anglais aux cris de « Remember Limerick! », transformant la victoire française en revanche irlandaise d'un siècle.

🎖 Les récompenses royales — le Roi lui-même. Sur le champ de bataille encore fumant — environ 5 000 morts français et 7 500 anglais —, le roi Louis XV, présent avec le Dauphin (seule et unique fois où un Roi de France et son héritier furent ensemble sur un champ de bataille — pour assurer la pérennité de la monarchie), parcourt les rangs et prononce, devant ces milliers de morts, cette parole de grande dignité royale : « Voilà à quoi le sang du peuple est prodigué ». Puis il remet en main propre à Pierre sa propre Croix de Saint-Louis — celle que le Roi portait — et son épée d'apparat, sans le fourreau, que le Roi portait au ceinturon. L'épée royale est aujourd'hui conservée par Jean de La Bardonnie. Un tableau d'Horace Vernet (1828) représentant la scène est exposé dans la Galerie des Batailles du château de Versailles.

🕊 « Bête comme la paix » — l'ironie tragique de 1748. Trois ans après Fontenoy, au traité d'Aix-la-Chapelle du 18 octobre 1748, Louis XV restituera à l'Autriche l'intégralité des Pays-Bas conquis — Bruxelles, Anvers, Namur, Mons, Charleroi, Maastricht — au nom d'une morale monarchique chrétienne : « faire la paix en roi, non en marchand ». Le peuple français, indigné de cette générosité qui semblait effacer trois années de victoires, forgera à cette occasion le proverbe « bête comme la paix », et les soldats diront amèrement s'être battus « pour le roi de Prusse ». Les trois campagnes glorieuses de Pierre — Ypres 1744, Fontenoy 1745, Lauffeld 1747 — se retrouvent rendues au tapis diplomatique. Seuls l'épée royale et la Croix de Saint-Louis nouée à sa poitrine par Louis XV lui-même resteront les trophées durables d'une guerre où la France a tout gagné, puis tout rendu.

Note d'attribution. La tradition orale familiale a longtemps attribué ces exploits à Hélie-Jean-Noël (G9). C'est chronologiquement impossible : Hélie-Jean-Noël est né en 1739, et n'avait que six ans à Fontenoy. C'est bien Pierre son père, alors âgé de vingt-sept ans, qui accomplit cet exploit.

📜 Testament de 1767. Deux ans avant sa mort, Pierre rédige un testament dans lequel il détaille avec minutie ses dernières volontés — notamment celle d'être « porté sur un char à bœufs à l'abbaye de Peyrouse » pour y être inhumé dans la chapelle, selon l'usage ancestral. Ce document, jalousement conservé par la famille comme un diplôme d'écuyer du Roi, est l'une des dernières expressions de la fidélité Faurichon au sanctuaire cistercien des aïeux — sanctuaire dont son fils Hélie-Jean-Noël (G9), inhumé en 1780 au cimetière de Milhac, marquera la première rupture.

1718 — 1769 1er « de La Bardonnie » Régiment du comte d'Anterroche 📜 Testament détaillé · 1767 Ypres · juin 1744 Fontenoy · 11 mai 1745 Lauffeld · 2 juillet 1747 Face aux grenadiers de Lord Charles Hay 💡 L'ancêtre de la mitraillette 🔥 Cap. de Fontaine · 4 canons en enfilade ☘ « Remember Limerick ! » · Lord Clare 👑 « Le sang du peuple prodigué » — Louis XV 🕊 « Bête comme la paix » · Aix-la-Chapelle 1748 Chevalier de Saint-Louis · des mains de Louis XV ⚔ Épée royale sans fourreau conservée 🖼 Tableau Vernet · Versailles Périgord · Nontron
Source : Louis Faurichon de La Bardonnie, 1983 L'épée Louis XV à Fontenoy
11
1698 — 1770

Hélie Faurichon de Croze & Anne de Fayolle

Écuyer, Seigneur de Croze, héritier de la sieurie de Croze après son père François (G12). Marié à Anne de Fayolle, née à Périgueux, rue Eguillerie. De cette union naissent quatre enfants : Pierre (G10, futur héros de Fontenoy), Marie (décédée jeune), Anne, et Jean (mort en bas âge).

C'est cet Hélie qui, le premier de la lignée, quitte le Périgord pour entrer aux « Gardes Rouges » (Garde Ordinaire du Roi) avec le rang d'officier. Il ouvre ainsi la voie au service royal armé que perpétueront son fils Pierre — héros de Fontenoy 1745 —, son petit-fils Hélie-Noël-Jean-Baptiste, et son arrière-petit-fils Antoine. Maillon clé de la branche dite « de Lhosterie », qui transmet le nom de Croze à la génération suivante.

1698 — 1770 Seigneur de Croze 1er de la lignée aux Gardes Rouges Garde Ordinaire du Roi · Officier Branche de Lhosterie Père du héros de Fontenoy Anne de Fayolle · Périgueux rue Eguillerie
Pas encore exploré Maillon généalogique
12
v. 1660 — début XVIIIe

François Faurichon, sieur de Croze & Louise de Lagut de Montardit

Premier porteur du nom « de Croze ». Mariage en 1689 à l'église Saint-Martin d'Agonac. Père d'Hélie de Croze (G11) et grand-père de Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies (G10), le héros de Fontenoy 1745. C'est sa branche, dite « de Lhosterie », qui se prolongera jusqu'aux La Bardonnie modernes.

Premier « de Croze » Mariage 1689 Saint-Martin d'Agonac Branche de Lhosterie
Pas encore exploré Maillon généalogique
13-15
XVIIe siècle

Trois générations intermédiaires moins documentées · branche de l'Hosterie

« ⌇ Trois générations intermédiaires moins documentées ⌇ »

  • G13 · Pierre Faurichon, écuyer, seigneur de l'Hosterie des Merles & Marie de Gareboeuf (mariage v. 1655)
  • G14 · Hélie Faurichon, écuyer, seigneur de l'Hosterie des Merles & Michelle Faure de Sept Fonds
  • G15 · Barthélémy Faurichon, seigneur de l'Hosterie & Anne de Lescale
Branche de l'Hosterie XVIIe siècle Périgord Sources : Monographie 1907 & Bachelier
Trois maillons condensés À étoffer si nouveaux documents
16
1572 — Abbaye de Peyrouse

Hélie Faurichon seigneur de la maison noble des Merles

Habitant du village des Merles (paroisse de Saint-Martin de Freyssengeas, près de Thiviers en Périgord). Fermier général des rentes de l'abbaye cistercienne de Peyrouse en 1572. C'est aussi lui qui, le 7 mai 1582, acquiert auprès du roi de Navarre (futur Henri IV) la forêt de Thiviers — premier acte connu liant la famille au pouvoir royal. L'abbaye de Peyrouse, où la chapelle Saint-Martin abrite le caveau des aïeux Faurichon, est le sanctuaire fondateur de toute la saga.

Saint-Martin de Freyssengeas Abbaye de Peyrouse Fermier général 1572 ⚔ Forêt de Thiviers · 1582 Acte avec Henri de Navarre ⚜ Chapelle Saint-Martin (caveau) Maître des forges de la Rivière
Lieu fondateur identifié Abbaye de Peyrouse · Sanctuaire des aïeux
17
v. 1534 · François Ier

⚜ Tête de lignée patrilinéaire · Sous François Ier

Pierre Faurichon, écuyer seigneur de l'Hosterie

Premier ancêtre patrilinéaire connu de la lignée. Attesté en 1534, sous le règne de François Ier (1515-1547), souverain de la Renaissance et bâtisseur de Chambord. Issu d'une vieille famille noble du Périgord, il est la racine la plus profonde que la Monographie d'une famille noble du Périgord publiée en 1907 par l'abbé Gérard du Pin de Saint-Cyr (petit-fils de Guillaume Faurichon de La Bardonnie) a permis de remonter. Près de cinq siècles séparent Pierre Faurichon de la 17e génération vivante.

⚜ Tête de lignée 1534 Sous François Ier Périgord Seigneur de l'Hosterie Source : Monographie 1907 ⚔ Près de 5 siècles
Racine identifiée 17 générations descendent de lui

L'arbre généalogique détaillé

Dix-sept générations, de Pierre Faurichon écuyer (1534, seigneur de l'Hosterie, Périgord) jusqu'aux enfants de l'autrice. (La famille Faurichon de La Bardonnie est attestée en ligne patrilinéaire de 1534 jusqu'à Marc, G4 (1913-1948) ; la filiation se prolonge ensuite par sa fille unique Marie, épouse Jean-Louis Guiot du Doignon. Hélie, fils de Pierre, était fermier général des rentes de l'abbaye de Peyrouse en 1572 ; la chapelle Saint-Martin garde le repos des aïeux. Voir « Aux origines » et « Aux racines · 1582 » ci-dessus.)

Arbre généalogique La Bardonnie ⊕ Cliquer pour zoomer
La Preuve Tangible

Reliques & dédicaces

Cette histoire n'est pas une fiction. Voici les objets, documents et œuvres d'art qui en sont les témoins directs — transmis, conservés, parfois encore visibles dans nos musées nationaux.

⚔ Objet original conservé

L'épée d'apparat
de Louis XV

Reçue des mains mêmes du roi Louis XV sur le champ de bataille de Fontenoy (11 mai 1745), cette épée royale d'apparat fut remise — avec la Croix de Saint-Louis — à Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies (1718-1769), jeune officier de vingt-sept ans au régiment du comte d'Anterroche, pour s'être illustré face aux grenadiers de Lord Charles Hay. Premier porteur du nom « de La Bardonnie », il est à l'origine de la lignée à la dixième génération.

La lame porte encore ses gravures dorées d'origine, sa garde de style rocaille est ciselée en coquille — pure orfèvrerie du XVIIIe siècle. Elle est dans la famille depuis 280 ans.

« Un objet qu'on peut tenir entre ses mains —
et qui a tenu, deux siècles et demi durant,
la mémoire d'une lignée. »

Origine Louis XV, 1745
Récipiendaire Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies
Bataille Fontenoy (11 mai 1745)
Génération 10e · 1er « de La Bardonnie »
Acte de vente Henri de Navarre à Hélie Faurichon, 1582
Vente d'Henri de Navarre à Hélie Faurichon · 1582

Acte notarié du 7 mai 1582, ratifié par le roi de Navarre le 22 juin 1582 à Saint-Jean-d'Angély. Le futur Henri IV de France vend la forêt de Thiviers (316 journaux) à Hélie Faurichon, maître des forges de la Rivière, et à François du Teil. Premier acte connu liant la famille au pouvoir royal — origine documentée de la lignée. Source : Bulletin SHAP, Tome XXXIII, 1908.

Avers : portrait d'Ernst Iᵉʳ de Saxe-Cobourg-Gotha
Avers · Ernst Iᵉʳ
Revers : Schloss Ehrenburg de Coburg, 31 décembre 1826
Revers · Schloss Ehrenburg
⚜ Médaille de fondation du duché de Saxe-Cobourg et Gotha · 31 décembre 1826

Médaille commémorative de bronze, rapportée de la cour ducale par Antoine Faurichon de La Bardonnie, ancien officier de la Garde de Louis XVI réfugié à Cobourg sous la Révolution.

Ce n'est pas une simple médaille de courtoisie — c'est la médaille officielle de naissance d'une dynastie. Le 12 novembre 1826, par le traité de Hildburghausen, les duchés ernestins de Saxe sont redessinés après la mort sans héritier de Friedrich IV de Saxe-Gotha-Altenbourg. Ernst III de Saxe-Cobourg-Saalfeld reçoit Gotha et devient Ernst Ier, premier duc de Saxe-Cobourg et Gotha. Cette médaille, frappée à la fin de la première année du nouveau duché (31 décembre 1826), commémore cette fondation.

📜 Au revers, l'inscription « HIER IST GUT WOHNEN » (« Ici il fait bon vivre ») n'est pas anodine : c'est une citation luthérienne attribuée à Martin Luther lui-même réfugié à la Wartburg en 1521. En la frappant sur sa médaille de fondation, Ernst Ier ancre sa dynastie dans la tradition spirituelle germanique et proclame la prospérité de sa nouvelle résidence — vraisemblablement le Schloss Ehrenburg de Coburg.

🖋️ Au revers technique, deux signatures discrètes : « STETTNER » (Konrad Stettner, jeune graveur) et « G. LOOS DIR. » (Gottfried Bernhard Loos, directeur du célèbre atelier monétaire de Berlin — la même maison qui frappa les médailles royales prussiennes et la cour de Russie). Une médaille de très haute facture artistique, signée par les graveurs les plus prestigieux de l'Allemagne du Nord.

🤩 La portée dynastique : la dynastie de Saxe-Cobourg-Gotha née ce 12 novembre 1826 deviendra la famille royale la plus influente d'Europe au XIXe siècle : la reine Victoria d'Angleterre, le prince Albert, le roi Léopold Ier des Belges, la monarchie bulgare, la maison royale du Portugal — toutes issues d'Ernst Ier et de ses frères. Qu'Antoine de La Bardonnie ait rapporté à Sigogne la médaille officielle de fondation de cette dynastie atteste qu'il était réellement intime de la cour au moment exact de cette naissance.

Sceau des Zouaves Pontificaux avec tiare papale et clés de Saint-Pierre
Sceau des Zouaves Pontificaux · 1861-1870

Cachet de bois ou cire durcie, sceau officiel. Au centre, les armoiries pontificales : la tiare papale et les clés de Saint-Pierre croisées. Tour à tour : « POL POLITIFICII · COMMANDO DI COMPAGNIA » (Polices pontificales · Commandement de Compagnie). Relique exceptionnelle conservée par Gaston depuis ses années aux États du Pape (1861-1870). Témoignage matériel rare du bataillon européen qui défendit Rome face à Garibaldi à Mentana le 3 novembre 1867.

Médaille des Volontaires de l'Ouest avec ruban vert et noir
Médaille des Volontaires de l'Ouest · 1870-1871

Médaille de bronze, ruban vert et noir aux couleurs de la Légion. Effigie de Marianne casquée au profil grec. Décernée à Gaston Faurichon de La Bardonnie pour son engagement du 1er octobre 1870 au 29 mars 1871 dans la 2e Compagnie « Charette » du 2e Bataillon, sous le commandement du général Athanase de Charette de la Contrie. Combattant à Cercotte (16 oct.), Brou (23 nov.) et Loigny (2 déc.) où mourut son ami Albert de Gastebois.

Bouteille De Bonnegens La Quantinerie XIXe siècle
Bouteille « De Bonnegens · La Quantinerie » · XIXe siècle

Bouteille de verre soufflé XIXe, médaillon estampillé. Témoignage matériel de l'activité viticole et cognassière de la famille de Bonnegens au Château de la Quantinerie à Sigogne (Charente). Domaine apporté à Gaston de La Bardonnie par son mariage avec Marthe de Bonnegens en 1875, vendu le 19 mai 1909 pour 72 000 francs. Document économique unique sur la production cognassière familiale.

Châtelaine héraldique Marcelline de Bonnegens
Châtelaine de Marcelline de Bonnegens

Bijou-accessoire d'alliance, XIXe siècle. Offerte à Marcelline de Bonnegens pour son mariage. Sous une couronne comtale figurent les armoiries d'alliance des deux époux — l'écu de droite (croissant de lune, étoile, chevron) appartenant probablement à la famille de Bonnegens. Témoignage rare du cérémonial nuptial nobiliaire de Saintonge au XIXe siècle.

Liste des abonnés de L'Avant-Garde 1902 avec Gaston de La Bardonnie attesté
L'Avant-Garde · Bulletin des Zouaves Pontificaux (1893-1914)

Collection conservée à Chez Bony. Bulletin bi-mensuel fondé en 1892 et dirigé à partir de l'été 1894 par Louis de Meurville, organe officiel de l'Association des Anciens Zouaves Pontificaux et Volontaires de l'Ouest. Cette collection contient les nécrologies du général Charette (mort 1911), du général Raphaël de Courten (Florence 1904), de Dom Sébastien Wyart (Trappiste, 1904), le récit du combat de Brou par Charette en personne (n° 434), les comptes-rendus du 25e anniversaire de Loigny avec carte d'État-major, et — preuve documentaire capitale — les suppléments des abonnés 1902 et 1904 attestant nommément la souscription de Gaston, viticulteur à La Quantinerie, parmi les fidèles du journal.

Tableau d'Horace Vernet sur Fontenoy à Versailles
Tableau d'Horace Vernet

Galerie des Batailles, Château de Versailles. Représente la bataille de Fontenoy (11 mai 1745) où Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies, jeune officier au régiment du comte d'Anterroche, reçut sa Croix de Saint-Louis et son épée d'apparat des mains mêmes de Louis XV. Toujours visible au public.

Photographies d'archives familiales
Photographies d'époque

Fonds privé familial. Portraits, scènes de famille, instantanés du front et de la Résistance — sept générations en images.

Portrait dédicacé du Général de Gaulle à Louis de La Bardonnie
Portrait dédicacé du Général de Gaulle

Hommage personnel. Dédicacé par le Général de Gaulle en souvenir de la Résistance et de l'amitié indéfectible qui le liait à Louis de La Bardonnie, premier résistant.

Portrait dédicacé du Colonel Rémy
Dédicace du Colonel Rémy

Sur son livre, à Louis. Le Colonel Rémy (Gilbert Renault), l'un des plus grands chefs des réseaux de renseignement de la France Libre, dédicace son ouvrage à Louis — compagnon des heures clandestines du réseau CND-Castille.

Avers : citation de Moshe Dayan « MAY PEACE COME TO ISRAEL »
Avers
Revers : Mur des Lamentations + Caverne de Machpelah + Guerre des Six Jours 5 juin 1967
Revers
⛧ Le sauvetage des Israélites · 1942-1976

Médaille de l'État d'Israël offerte à Louis lors de son invitation officielle en 1968 — commémorative de la Guerre des Six Jours (5 juin 1967) et de la réunification de Jérusalem.

🕊️ Au revers technique : la devise gravée « MAY PEACE COME TO ISRAEL » (שלום על ישראל — Shalom al Israel) est la citation exacte de Moshe Dayan, ministre israélien de la Défense, écrite sur une note de papier qu'il glissa entre les pierres du Mur des Lamentations le 7 juin 1967, peu après la reprise de Jérusalem par les paratroupes du colonel Motta Gur. À l'instant de la victoire militaire la plus éclatante de l'histoire d'Israël, Dayan choisit de réclamer la paix — geste devenu l'un des plus émouvants du XXe siècle.

🇫🇷 Pourquoi Louis l'a reçue. Pendant la guerre, Louis ne se contente pas du combat clandestin. Il établit plus de 150 faux papiers pour « réfractaires, évadés, Israélites, STO, etc. » (dossier de résistant GR28 P43391), et sauve cinq familles juives d'une rafle en Charente, prévenu in extremis par un gendarme de la brigade de Chabanais — vraisemblablement Ambroise Valeyrie, qui rejoindra le maquis FOCH en 1944.

🇮🇱 1968 — Premier voyage en Israël. Le gouvernement israélien l'invite officiellement, en reconnaissance de ces actions. « Ces actions m'ont valu d'être invité en 1968 par le gouvernement israélien à un séjour en Israël, ainsi qu'à diverses cérémonies officielles. » (Louis de La Bardonnie)

🎖️ Avril 1975 — Brantôme. Louis devient le parrain de M. Rappaport (gendre du rabbin de Périgueux) pour lui remettre la Légion d'honneur lors du congrès départemental des Combattants Volontaires de la Résistance (CVR) et Internés Déportés de la Résistance (IDR).

✡️ Mars 1976 — Jérusalem. Second voyage officiel. Discours rappelant ses faits de résistance en faveur des Israélites.

Timbale offerte par le Général de Gaulle à Xavier en 1947
Timbale du général de Gaulle

Cadeau personnel, 1947. Offerte par le général de Gaulle à Xavier, onzième enfant de Louis et Denise, lors de son séjour à Laroque « aux sources de la France Libre ».

Boîte de l'escadron tcherkesse du Capitaine Jean Fougère
Boîte de l'escadron tcherkesse

Souvenir militaire d'Orient. Boîte conservée du Capitaine Jean Fougère — frère aîné de Marthe, héros du débarquement de Provence et de la Libération — qui servit dans l'escadron tcherkesse, unité de cavalerie aux origines caucasiennes.

Les familles alliées

Les familles alliées de la lignée

Au fil des dix-sept générations, la lignée Faurichon de La Bardonnie a tissé des alliances avec d'autres vieilles familles du royaume — qui ont chacune apporté leur sang, leurs terres, leurs armoiries et leurs récits propres. Cette rubrique leur rend hommage : les Faurichon de Mesplier, les Guichard de Laforest (par qui Verzinas entre dans la famille, XVIIIe s.), les Nikolaÿ (côté Marie-Catherine, Tome IV), les du Pin de Saint-Cyr (côté Marie-Anne, sœur de Gaston), les Cheyron du Pavillon (côté Marie-Anne, mère de Gaston), les Bonnegens (côté Marthe), les Potier (côté Denise, Tome II), les Benoist (côté Marie, mère commune des Tomes I et II), les Pauvert (branche Daniel, Tome II), les Madaillan (cousinage ancien) et les Rousiers (côté Marthe Fougère, Tome I).

⚓ BRANCHE COUSINE · FAURICHON DE MESPLIER

Les Faurichon de Mesplier
La branche cousine de Périgord — du même tronc 1534, jusqu'au ministre de la Marine de la IIIe République

La couverture de la Monographie de 1907 de Gérard du Pin de Saint-Cyr le proclame fièrement : c'est l'Histoire d'une famille noble du Périgord — Faurichon de Mesplier et de La Bardonnie. Issues du même tronc en 1534 (Pierre Faurichon écuyer, seigneur de l'Hosterie), deux branches ont fait l'histoire familiale : les La Bardonnie — qui portent la saga d'Anne-Sophie du Doignon — et leur cousine Mesplier, dont les destins ont parfois croisé les sommets de la République.

⚓ MARTIN-FOURICHON · VICE-AMIRAL, MINISTRE, SÉNATEUR (1809-1884)

Léon, Martin Fourichon, né à Thiviers le 10 janvier 1809 — la ville même où, en 1582, Hélie Faurichon acquérait du roi de Navarre la forêt de Thiviers. Issu de Pierre Faurichon de Mesplier de La Vallade, il entre dans la Marine en 1824 et y mène la plus brillante des carrières.

  • Vice-amiral (17 août 1859)
  • 🏛️ Gouverneur de Guyane (1853-1854)
  • 🏛️ Ministre de la Marine et des Colonies — deux fois : 1870-1871 (Gouvernement de la Défense nationale) puis 1876-1877
  • 🏛️ Député de la Dordogne (1871-1876)
  • 🏛️ Sénateur inamovible (1876-1884)
  • 🏅 Grand-croix de la Légion d'honneur
  • 🌍 Ambassadeur extraordinaire

Il meurt à Paris le 24 novembre 1884. Sa mémoire est conservée au Sénat et à l'Assemblée nationale, qui en a fait l'une des grandes figures politiques du Périgord au XIXe siècle.

🔪 LE BISTOURI DE DOMINIQUE LARREY
Bistouri du baron Dominique Larrey, offert à son élève Faurichon de Mesplier au lendemain des campagnes napoléoniennes
Bistouri à manche d'os, lame d'acier — conservé dans la famille depuis deux siècles.

Relique exceptionnelle de cette branche : le bistouri du baron Dominique Larrey (1766-1842), chirurgien en chef de la Grande Armée de Napoléon, inventeur des ambulances volantes, l'un des grands noms de la médecine d'urgence moderne. À l'issue des campagnes napoléoniennes, Larrey remit cet instrument à son élève Faurichon de Mesplier — geste de maître à disciple qui a traversé deux siècles dans la famille.

QUI ÉTAIT DOMINIQUE LARREY ?

Le baron Dominique Larrey (Beaudéan, 1766 — Lyon, 1842) — « l'homme le plus vertueux que j'aie connu », dit de lui Napoléon. Professeur d'anatomie à 19 ans, chirurgien-major sur la frégate La Vigilante, premier chirurgien-major de la Grande Armée, créateur des ambulances volantes (1792) qui sauvèrent des dizaines de milliers de vies, inspecteur général du Service de santé de l'Empire. Il assista à Austerlitz, à la Bérésina, à Borodino (où il réalisa 200 amputations en 24 heures), et fut capturé par les Anglais à Waterloo — où il ne dut son salut qu'à l'intervention du feld-maréchal Blücher, dont il avait soigné le fils. Légion d'honneur (4e croix de fer), Grand-Croix d'honneur, sépulture aux Invalides en 1992.

Une lignée, deux destins : si la branche La Bardonnie est demeurée fidèle à la noblesse de terre — l'épée et la charrue tenues par les mêmes mains — la branche cousine Mesplier est entrée dans la noblesse de robe par la mer, la marine et les ministères. Tous deux, à leur manière, ont servi la France.

Sources : Monographie d'une famille noble du Périgord — Faurichon de Mesplier et de La Bardonnie, par Gérard du Pin de Saint-Cyr (Toulouse, A. Destrem, 1907) ; notice Léon, Martin Fourichon — Assemblée nationale ; Les immortels du Sénat, 1875-1918, Éditions de la Sorbonne ; Wikipédia — Martin Fourichon.

⚜ FAMILLE ALLIÉE · GUICHARD DE LAFOREST

Les Guichard de Laforest
Vieille famille du Périgord, attestée à Verzinas dès 1450 — l'alliance la plus ancienne de la saga

Les Guichard de Laforest sont une vieille famille noble du Périgord, attestée dans la paroisse de Vaunac dès le XVe siècle : un acte de 1450 nomme expressément un Guichard, seigneur de Verzinas. Ils acquièrent la noblesse par les grades militaires.

La famille porte plusieurs seigneuries — La Forest, Lafaray, du Chadal, de la Carelie — et est attestée dès 1536 en possession de la seigneurie de Bruzac. Verzinas demeure cependant son siège historique. Elle s'allie aux Champagnac, Langlade d'Eyliac, Siorac de la Guionie, et — au XVIIIe siècle — aux Faurichon de La Bardonnie.

⛪ L'ASSOCIATION DES CHARTREUX

Marque exceptionnelle de la piété et du rayonnement de la famille : les Chartreux du Glandier — comme ceux de la Grande Chartreuseassocient les Guichard de Laforest par Bref à leurs prières quotidiennes. Privilège rarissime, témoin d'une fidélité spirituelle aux foyers de la vie contemplative du royaume.

L'ALLIANCE FONDATRICE · XVIIIe SIÈCLE

Marie Guichard de Laforest, « héritière de Verzinas », épouse Hélie-Noël-Jean-Baptiste Faurichon de La Bardonnie (G9). Par cette union, le château de Verzinas passe à la lignée La Bardonnie et devient le berceau de la branche périgourdine. C'est là qu'Antoine Faurichon de La Bardonnie (1770-1861) naît et meurt ; là que Marie-Catherine de Nikolaÿ rentre d'exil et s'éteint en 1824 ; et là que repose leur fille Julie (1803-1859). Foyer central du Tome IV.

🏰 LE CHÂTEAU DE VERZINAS · VAUNAC (DORDOGNE)

Édifice du XVIe siècle, vaste domaine boisé. Architecture noble de la fin du gothique : pierre de taille, deux grandes tours carrées massives, fenêtres à meneaux, épis de faîtage. Successivement fief des Guichard, Jehan, Rebière, puis Faurichon de La Bardonnie. Propriété privée aujourd'hui.

🎖 ANTOINE GUICHARD DE LAFOREST · L'ÉDUCATEUR D'ANTOINE FAURICHON

Veuf vivant seul à Verzinas, Antoine Guichard de Laforest — grand-père maternel et homonyme d'Antoine Faurichon de La Bardonnie (G8) — refuse de laisser mettre son petit-fils en pension à Périgueux ou Limoges après la mort prématurée de son gendre Hélie-Jean-Noël (1780). Il l'élève lui-même, dès dix ans, selon les « principes de ses ancêtres : honneur chevaleresque, amour du prochain, devoir et obéissance envers Dieu et le Roi ». Strict mais juste, il lui laisse plus de liberté que ne reçoivent les jeunes de son temps : vagabondages au moulin et dans les bois de Croze, longues marches initiatiques où le grand-père enseigne le nom des arbres, les plantes médicinales, les secrets du sol, les vendanges au vignoble du Tertre, l'écoute attentive des conversations avec le curé Rebière de Vaunac chaque jeudi après la messe à la chapelle.

🏛 Élu à l'unanimité maire de Vaunac sous la Révolution. Très aimé dans toute la région, ce gentilhomme de la vieille école sert sa commune au moment même où son petit-fils, lieutenant fraîchement promu rentré de Versailles, est désigné commandant de la Garde nationale locale. Chaque dimanche, Antoine exerce sa petite troupe ; le maire son grand-père invite ensuite conseil municipal et gardes nationaux à déjeuner au château. Une page rare de fraternité civique dans la tourmente révolutionnaire.

Sources : Armorial de la noblesse du Périgord (Froidefond de Boulazac) ; généalogie Faurichon de La Bardonnie (G. Bachelier) ; Alexander Jordis-Lohausen, Liebe zur Zeit der Guillotine, 2014.

⚜ FAMILLE ALLIÉE · NIKOLAŸ

Les Nikolaÿ
Vieille maison du Vivarais, alliance scellée par Marie-Catherine et Antoine sous la Révolution

Les Nikolaÿ — orthographe historique avec tréma, francisée plus tard en Nicolaÿ — sont une vieille maison de noblesse française originaire du Vivarais, attestée depuis le Moyen Âge. L'alliance avec les Faurichon de La Bardonnie est l'une des plus dramatiquement scellées de toute la saga : Marie-Catherine de Nikolaÿ (1771-1824) épouse Antoine Faurichon de La Bardonnie (G8, ancien officier de la Garde du Roi Louis XVI à Versailles), et le couple traverse ensemble la Révolution, l'exil de Saxe-Cobourg, l'Empire et la Restauration.

Marie-Catherine est l'une des figures féminines fortes du Tome IV de la saga : emprisonnée à vingt-deux ans à Thionville puis à Metz en 1793, condamnée à mort par contumace par le tribunal révolutionnaire de Liège, elle traverse la Terreur. Treize ans plus tard, le 8 juillet 1806, elle se constitue volontairement prisonnière à Liège et obtient son acquittement complet devant la Cour de Justice criminelle du département de l'Ourthe (présidée par Beanin). « Officiellement morte aux yeux des lois françaises depuis 1793, elle redevient vivante le 8 juillet 1806. » C'est elle qui mourra à Verzinas, en Périgord, après avoir suivi son mari dans l'exil et le retour. Leur fille Julie (1803-1859) y repose à leurs côtés.

🏰 LE LUDE · L'AUTRE GRAND CHÂTEAU NIKOLAŸ
Château du Lude (Sarthe) — propriété des comtes de Nicolaÿ
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Le château du Lude — façade nord, Renaissance et Louis XVI. Six siècles d'architecture à la française.

Aux portes de Saumur, en Sarthe, sur les rives du Loir, le château du Lude est l'un des derniers grands châteaux historiques de France encore habité par la même famille depuis 260 ans. Six siècles d'architecture y dialoguent — forteresse médiévale, façade Renaissance, transformations Louis XVI, gothique troubadour XIXe.

La branche Nikolaÿ y est entrée en 1948, à la mort de René, marquis de Talhouët-Roy, maire du Lude pendant cinquante-six ans. Son petit-fils René de Nicolaÿ en hérite — fils d'Yvonne de Talhouët-Roy et du marquis de Nicolaÿ, de la même souche du Vivarais que Marie-Catherine. C'est sa veuve, née Princesse Pia-Maria d'Orléans-Bragance, qui crée au Lude en 1958 l'un des premiers son et lumière de France.

Aujourd'hui, le château est animé par le comte Louis-Jean de Nicolaÿ (né en 1949, maire du Lude et sénateur de la Sarthe depuis 2004) et son épouse la comtesse Barbara, née d'Ursel de Bousies, avec leurs quatre enfants. La Fête des Jardiniers et les jardins remarquables y rayonnent chaque année — fidélité à un patrimoine qui ne se fige jamais.

Note d'honnêteté historique : les Nikolaÿ et les Nicolaÿ partagent la même souche du Vivarais — la branche précise reliant Marie-Catherine (1771-1824) aux propriétaires actuels du Lude reste à confirmer généalogiquement, mais l'unité de la maison est attestée.

Sources : Le Lude et les Nicolaÿ, un esprit de château (Revue Dynastie) ; notice château du Lude — monument historique, Wikipédia ; archives familiales La Bardonnie (Tome IV).

⚜ FAMILLE ALLIÉE · DU PIN DE SAINT-CYR

Les du Pin de Saint-Cyr
Une famille de Périgord qui nous a donné la Monographie de 1907

L'alliance avec les du Pin de Saint-Cyr remonte au moins au 21 juin 1768, jour où Jean Dupin de Saint-Cyr (né le 13 mars 1730 à Bonnefonds, baptisé à Saint-Saud la Coussière) épouse à Saint-Martin de Freissengeas Françoise Faurichon de Mesplier et de La Bardonnie, fille de Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies (G10) et de Marie-Madeleine de Conan.

Près de 80 ans plus tard, la famille revient en alliance. Marie-Anne Faurichon de La Bardonnie (1853-1940), sœur cadette de Gaston (G6), épouse à Agonac le 29 décembre 1872 Jean Arthur Dupin de Saint-Cyr (1846-1879). De cette union, plusieurs enfants — dont le plus illustre est l'abbé Gérard du Pin de Saint-Cyr, prêtre, qui publie à Toulouse en 1907 la Monographie d'une famille noble du Périgord — Faurichon de Mesplier et de La Bardonnie.

📖 LE TRAVAIL FONDATEUR

Cette Monographie de 24 pages, dédiée par l'auteur à ses grands-parents Guillaume et Anne-Marie, est le document fondateur qui a permis de remonter la généalogie jusqu'à Pierre Faurichon écuyer, en 1534. Sans elle, la lignée s'arrêterait à Pierre Faurichon, Seigneur des Bardonnies (G10, héros de Fontenoy 1745) et à son père Hélie de Croze (G11). Gérard du Pin de Saint-Cyr est donc, à sa manière, l'archéologue mémoriel de toute la saga.

⚜ FAMILLE ALLIÉE · CHEYRON DU PAVILLON

Les Cheyron du Pavillon
Vieille famille périgourdine, double alliance en deux générations successives

Originaires du château du Cheyron, près de Sarlat, les Cheyron du Pavillon figurent parmi les plus anciennes maisons nobles du Périgord, attestées dès le Moyen Âge. La famille porte « de gueules à la croix dentelée d'or » et a donné à la France magistrats, officiers et hommes d'épée. Une particularité : elle entre en alliance avec les Faurichon de La Bardonnie deux fois en deux générations successives.

G7 · LA PREMIÈRE ALLIANCE · ~1842

Marie-Anne du Cheyron du Pavillon (née en 1819, ✝ 1898), fille de Jean François du Cheyron du Pavillon et de Julie Adélaïde Louise de Crémoux (1787-1869), devient la troisième épouse de Guillaume Faurichon de La Bardonnie (G7, 1800-1886) — après les décès tragiques de Malvina de Brie (morte en couches) et de Thérésia de Laurière (morte pendant le voyage de noces). De cette union naissent enfin Gaston, Élisabeth, Marc, René et Marie-Anne (G6).

G6 · LA DOUBLE ALLIANCE · 1873

Marthe de Bonnegens (1846-1918), épouse de Gaston (G6) le 9 septembre 1873 à Sigogne, est elle-même issue, par sa mère Anne-Louise de la Suderie, d'une lignée qui se rattache aux Cheyron du Pavillon. Le sang des Cheyron coule donc deux fois chez les enfants de Gaston et Marthe.

🏰 Berceau familial : le château du Cheyron, près de Sarlat, où Gaston Faurichon de La Bardonnie a passé une partie de ses années de Collège Saint-Joseph (Pères Jésuites) à partir de 1852.

🎨 BEAUREGARD · LE CHÂTEAU AUX DEUX GALERIES
La Galerie des Illustres du château de Beauregard — 327 portraits historiques (XVIIe siècle)
GALERIE DES ILLUSTRES Pour afficher une photo : déposez votre image dans le dossier
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La Galerie des Illustres — 327 portraits, plafond lapis-lazuli, sol de Delft (XVIIe siècle).

Au-delà du château du Cheyron à Sarlat, la branche Cheyron du Pavillon est aujourd'hui détentrice d'un des joyaux du Val de Loire : le château de Beauregard, à Cellettes, à neuf kilomètres au sud de Blois. La famille y est entrée en 1925 par les Gosselin, dont sont issus les actuels comtes du Cheyron du Pavillon — le comte Guy du Cheyron du Pavillon et son épouse la comtesse Nathalie qui poursuivent aujourd'hui le travail de restauration.

LA GALERIE DES ILLUSTRES · XVIIe

Constituée entre 1620 et 1638 par Paul Ardier, trésorier de l'Épargne d'Henri IV et de Louis XIII, et poursuivie sur trois générations, elle compte 327 portraits historiques répartis sur trois niveaux en douze panneaux. Quinze règnes consécutifs, de Philippe VI de Valois (1328) à Louis XIII (1643). Plafond peint au lapis-lazuli (pierre alors sept fois plus chère que l'or) ; sol pavé de 5 500 carreaux de Delft figurant une armée Louis XIII en ordre de marche — le plus grand pavement de Delft au monde.

LA GALERIE DES CHIENS · XXIe

En écho contemporain et plein d'esprit aux Illustres du XVIIe siècle, les actuels propriétaires ont créé une nouvelle galerie consacrée aux portraits photographiques des chiens de personnalités : Moujik, le bouledogue français d'Yves Saint Laurent, et tant d'autres, capturés par le portraitiste Antoine Schneck. Une mise en miroir des grands hommes et de leurs compagnons à quatre pattes — subtile élégance qui en dit long sur la sensibilité contemporaine de la branche Cheyron du Pavillon.

Source : notice château de Beauregard (Loir-et-Cher) — classé monument historique 1840, Galerie des Illustres et restauration 1980-2020. Ouvert huit mois par an, 20 000 visiteurs annuels.

⚜ FAMILLE ALLIÉE · BONNEGENS

Les Bonnegens
Une famille charentaise de Saintonge, alliée par Marthe de Bonnegens × Gaston à Sigogne, le 9 septembre 1875

Le 9 septembre 1875, à Sigogne (Charente), Marthe de Bonnegens (née à Saint-Maurice-des-Lions le 16 avril 1846) épouse Gaston, héros des Zouaves pontificaux et des Volontaires de l'Ouest. Elle est la fille de Guillaume de Bonnegens et d'Anne-Marie du Cheyron du Pavillon — c'est-à-dire que la lignée Cheyron du Pavillon, déjà entrée dans la famille à la génération précédente avec Marie-Anne du Cheyron du Pavillon (épouse de Guillaume Faurichon de La Bardonnie, G7), revient en double alliance dans cette nouvelle génération.

UNE FAMILLE NOTABLE DE SAINTONGE

Apparaissant au XVe siècle à Saint-Jean-d'Angély, les Bonnegens se sont hissés parmi les notables grâce à des mariages stratégiques.

La même génération que les arrière-grands-parents de Marthe fournit trois maires à la Charente sous l'Empire et la Restauration : Louis-Philippe (Sigogne, 1800-1812), Philippe Joseph (Sigogne, 1818-1830) et Charles-François (Marcillac).

UN PATRIMOINE CHARENTAIS

Quatre demeures attestent de leur enracinement :
🏰 Château de la Quantinerie (Sigogne, 16)
🏰 Château de Fonguyon (Charente)
🏛️ Logis de Gratteloup (La Vergne, 17)
🏛️ Logis de La Grange (Courcelles, 17)

La Quantinerie, propriété principale, sera vendue le 19 mai 1909 pour 72 000 francs.

🍷 Une famille du cognac : la Quantinerie était un domaine viticole charentais. Les bouteilles estampillées « De Bonnegens · Charente · La Quantinerie » dont une conservée dans la famille, témoignent de leur activité commerciale autour de l'eau-de-vie locale.

🎨 LES BEAUX-PARENTS DE GASTON · LIVRE DURAND
Portraits de Philippe de Bonnegens et Anne-Louise de la Suderie
Philippe de Bonnegens (1810-1886) & Anne-Louise de la Suderie (1812-1880)
Figure 28 — descendance Joseph de Bonnegens
Figure 28 — Descendance Joseph de Bonnegens (trois maires)

Sources : Généalogie de la famille de Bonnegens, par Geneviève Valère-Barris, Éditions Pays & Terroirs (Cholet) ; Sigogne — Un village sans histoires, par Jean-Maurice Durand (notamment pp. 108, 110, 171, 193) — complétées par les archives familiales.

⚔ FAMILLE ALLIÉE · POTIER · TOME II

Les Potier
L'aïeul de Denise — le brigadier des barricades de Juin 1848

Par sa mère Denise Yvonne Potier (1900-1985), épouse de Louis Faurichon de La Bardonnie (le fondateur du réseau de Résistance CND-Castille, Tome II), la saga hérite d'une lignée parisienne d'artisans et d'employés — les Potier, originaires de La Chapelle-Moche dans l'Orne (aujourd'hui La Chapelle-d'Andaine). Ce qu'aucun descendant ne soupçonnait plus, jusqu'à ce qu'une cousine (Marie-Noëlle) se souvienne d'une promesse arrachée sur un lit de mort : l'arrière-grand-père paternel de Denise, François-Noël Potier (Paris, 4 juin 1826 — Paris, 23 janvier 1875), avait été brigadier sur une barricade en 1848, jeté en prison, condamné à la transportation en Algérie, puis gracié après treize mois de détention.

⚔ 23-25 JUIN 1848 · LA BARRICADE DE LA CASERNE SAINT-MARTIN

Paris, printemps 1848. La IIe République vient d'être proclamée. François-Noël a vingt-deux ans, vit chez ses parents au 92 rue du Faubourg-Saint-Martin, et occupe le poste de brigadier aux Ateliers nationaux — chef d'une brigade de 25 ouvriers dont il assure la paie chaque semaine.

Le 21 juin, le gouvernement supprime les Ateliers nationaux. La colère ouvrière éclate en trois journées insurrectionnelles qui feront environ 4 000 morts. Le 23 juin, en allant chercher la paie de sa brigade, François-Noël se retrouve pris en otage par les insurgés qui gardent la barricade dressée en face de la caserne Saint-Martin. Il jure avoir été forcé, épée en main, à tenter une médiation avec le général Lamoricière (futur ministre de la Guerre) — mais un garde national l'aperçoit et le fait arrêter le 25 juin.

Incarcéré le jour même au Fort d'Ivry, casemate n° 10, il fera partie des 14 000 détenus répartis dans les forts autour de Paris pendant l'été 1848.

✍ UNE FAMILLE ET UN QUARTIER SE MOBILISENT

Ce qui rend son dossier hors norme pour l'époque, ce sont les preuves de soutien accumulées en quelques semaines :

  • Une lettre poignante de son père Jacques François Potier au général Cavaignac (chef du pouvoir exécutif) : « un frère garde mobile, un autre arrivant de la Pologne — ce n'est pas admissible, il ne peut y avoir qu'une erreur qui le tienne si longtemps prisonnier » ;
  • Une pétition signée par 25 membres de sa brigade des Ateliers nationaux (28 juin 1848) : « Monsieur Potier a de suite prié tous les ouvriers de la brigade de ne pas [aller au Banquet politique] » ;
  • Des certificats de bonne conduite de son ancien employeur (la maison de roulage Clément & Barth, rue d'Enghien), de son propriétaire, de ses voisins, du député de l'Orne Pascal Hamard qui écrit personnellement au général Bertrand, président de la Commission militaire.

Rien n'y fait : le 7 septembre 1848, la 5e Commission militaire décide, sans autre motivation que la formule administrative « ayant participé à l'insurrection » : « sera transporté ».

⚓ LE PONTON « LA BELLE POULE » · BREST · 1848-1849

Le 23 septembre 1848 au soir, François-Noël quitte le Fort d'Ivry. Convoi ferroviaire nocturne jusqu'à la gare d'Asnières (les prisonniers y sont attachés par trois dans les wagons). Puis Le Havre, la frégate Ulloa, et enfin Brest — où on l'installe à bord d'un ponton (navire désarmé servant de prison) au nom devenu légendaire :

« La Belle Poule »

Cette frégate de 60 canons construite à Cherbourg est passée à la postérité pour avoir ramené, huit ans plus tôt en 1840, les cendres de Napoléon Ier depuis Sainte-Hélène jusqu'aux Invalides (sous le commandement du prince de Joinville). Désarmée en 1848, elle sert de prison flottante pour les insurgés jusqu'en 1851. Le registre des détenus, conservé à Brest, le porte à la ligne 204 : « Potier François · 22 ans · Employé · Faubourg St-Martin 92 ».

Le paradoxe est saisissant : le jeune Parisien victime d'une répression de guerre est enfermé dans le navire même qui symbolisait la reconstruction de la mémoire nationale.

🕊 LA GRÂCE · 24 JUILLET 1849

À l'automne 1848, la Commission Foucher — créée pour examiner les mesures de clémence — sillonne les ports de l'Ouest et interroge les détenus des pontons. Chaque grâce est proposée nommément au ministre de l'Intérieur.

Après treize mois de détention, François-Noël voit son nom apparaître sur la liste du 24 juillet 1849, signée par le juge d'instruction Julien Haton de la Goupillère, le procureur Victor Foucher et le ministre Jules Dufaure. Il rentre à Paris libre, retrouve sa famille au 92 Faubourg-Saint-Martin, épouse Estelle Geneviève Thurnès le 4 décembre 1852 en la mairie du Ve arrondissement, et devient rentier. Il meurt en 1875, à 48 ans, au 37 rue de l'Échiquier.

🕯 LE SERMENT SUR LE LIT DE MORT

Le 23 janvier 1875, François-Noël, agonisant, fait venir son fils Hector Potier (15 ans, futur grand-père maternel de Denise) et lui fait jurer solennellement :

« Ne jamais faire de politique. »

Le serment sera tenu — et progressivement, la mémoire même de l'affaire s'effacera de la famille. Il aura fallu qu'un descendant se demande pourquoi son propre grand-père répétait ce refus mystérieux de tout engagement politique pour que l'histoire remonte de Vincennes, où le dossier n° 11016 dormait à la cote 6 J 151.

🎭 L'ironie de la mémoire familiale. Deux générations plus tard, la petite-fille d'Hector, Denise Potier, épouserait un homme dont le père et surtout le nom deviendraient synonymes du plus radical des engagements politiques : la Résistance. Le 17 mars 1941, Louis de La Bardonnie établirait à Laroque la première radio-transmission entre la France libre et Londres — geste dans lequel un François-Noël Potier, sur les barricades de Juin 1848, se serait peut-être reconnu. La promesse arrachée en 1875 aura été tenue pendant trois générations. À la quatrième, l'histoire est repartie sur ses barricades.

Sources : Mésaventures de François-Noël Potier entre le 25 juin 1848 et le 24 juillet 1849 — dossier familial généalogique ; Centre historique des Archives de la Défense à Vincennes, dossier personnel n° 11016 (cote 6 J 151) ; Commission de mise en liberté et liste des transportés détenus (cotes 6 J 186 & 6 J 187) ; registres de la Belle Poule à Brest ; décret de grâce du 24 juillet 1849 signé Haton de la Goupillère, Foucher, Dufaure.

⚜ FAMILLE ALLIÉE · BENOIST

Les Benoist
Une dynastie viticole bergeracoise, mère commune des Tomes I et II

L'alliance avec les Benoist est l'une des plus structurantes de la saga : c'est par elle que la branche La Bardonnie s'enracine dans le pays vigneron bergeracois. En 1890, Marie Benoist épouse René Faurichon de La Bardonnie (G5). De cette union naîtront notamment Louis (G4, Tome II, premier Résistant) et Marc (G4, Tome I) — la maternité commune des deux tomes inauguraux de la Saga.

LE COUPLE FONDATEUR DE LA BRANCHE

Joseph Benoist & Adine Duvergier de Mas Monnet (née en 1829, ✝ 20 novembre 1869, fille de Henri, Loësar et Zacharie Duvergier), mariés le 1er mai 1858. Ils fixent la famille au château de Nastringues, en Dordogne.

LES QUATRE PROPRIÉTÉS HISTORIQUES

🏰 Château de Nastringues (siège familial)
🏰 Château de Fonroque (Montcaret — domaine viticole où Marie Benoist grandit)
🏰 Château de Pérot (Saint-Antoine de Breuilh)
🏰 Château de Laroque (Saint-Antoine de Breuilh — futur foyer de la Résistance CND-Castille de Louis et Denise dès 1940)

Pierre Benoist, l'oncle de la branche, fit fortune en arrachant les vignobles de Fonroque, Nastringues et Pérot après la crise du phylloxéra et en replantant aussitôt avec des plants hybrides américains — une histoire familiale de viticulture pionnière.

🍇 FONROQUE · LE BERCEAU VITICOLE BENOIST

Le manoir de Fonroque, niché en retrait de l'antique citadelle disparue de Montravel (Montcaret), domine un vallon abrité de tous les vents. Jérémie Benoist, sieur de Fonroque, est attesté en 1599 ; le domaine passe officiellement aux Benoist le 28 août 1629, acheté par Jean Benoist auprès du sieur de Pluviers et de Jean Bonnet pour 1 000 livres tournois. Le manoir reste dans la famille Benoist pendant trois siècles, jusqu'à sa vente récente — il appartient aujourd'hui à Mme Brigitte Fried, qui exploite la propriété et commercialise sous le nom de Château Dame de Fonroque des vins en AOC Montravel. C'est aussi là que des universitaires américains se réunissent chaque année pour étudier les Essais de Montaigne — la tour du philosophe n'est qu'à trois kilomètres.

Blason des Benoist : « de sable à une ancre d'or accostée de deux trèfles d'argent » (Froidefond de Boulazac, Armorial de la noblesse du Périgord, T. II, p. 20). L'ancre rappelle la longue tradition maritime de la branche — Jean-Jacques Benoist (1763-1837), né à Bonnet et mort à Laroque, fut capitaine de navire et commandait le Marie-Jacques et le Thétys.

🍷 Une famille à la croisée des terres : les Benoist sont alliés aux Duvergier et aux Pauvert de La Chapelle. Marie Benoist est, par sa mère, en cousinage avec la branche Pauvert, ce qui ouvre dans la saga la longue chaîne des familles vigneronnes de Sainte-Foy, Saussignac et Montravel.

Sources : annotations de Daniel Faurichon de La Bardonnie sur Châteaux et Castelets en pays vigneron de Jacques Reix (Éd. Alan Sutton, 2006).

⚜ FAMILLE ALLIÉE · PAUVERT

Les Pauvert
Une vieille famille huguenote du Bergeracois, héritière des Pauvert de La Chapelle

Les Pauvert sont une famille protestante du Bergeracois, héritière des combats de la Réforme. Après la Révocation de l'Édit de Nantes, ils quittent Lignerac en 1752 — refus du retour forcé au catholicisme — et essaiment dans le pays vigneron de Sainte-Foy.

L'alliance avec les Faurichon de La Bardonnie se noue au XXe siècle : Monique Pauvert, fille d'André Pauvert, épouse Daniel Faurichon de La Bardonnie (huitième des onze enfants de Louis & Denise, Tome II). Cette union prolonge dans la génération des arrière-petits-enfants la grande tradition viticole bergeracoise déjà présente côté Benoist.

LES BRANCHES & LES DEMEURES

Trois branches anciennes : les Pauvert (manoir des Pauvert, propriétaires du château de Coutras dès 1580), les Pauvert de La Chapelle (alliés aux Duvergier et aux Benoist), et les Pauvert de Guillebeaux dont les armoiries figurent sur les portes de la salle à manger du château de Fayolles.

Au fil des XVIIIe-XIXe siècles, les Pauvert font alliance avec les de Dietrich, les Duvergier, les Benoist et les Madaillan — un maillage dense au cœur du vignoble bergeracois.

Sources : annotations de Monique Pauvert-Faurichon de La Bardonnie sur Châteaux et Castelets en pays vigneron de Jacques Reix (Éd. Alan Sutton, 2006).

⚜ FAMILLE ALLIÉE · MADAILLAN DE MONTATAIRE

Les Madaillan de Montataire
Une dynastie attestée depuis 1076 — neuf siècles d'histoire, du Languedoc médiéval au Périgord contemporain

Les Madaillan sont l'une des plus anciennes maisons du royaume de France, attestée dès 1076 en Languedoc et en Périgord. Plus de neuf siècles documentés, des barons de Madaillan, Cancon, Monviel et Sainte-Livrade en Agenais aux sires de Lesparre en Médoc, aux seigneurs de Rauzan, Pujols, Gensac et Blazimont en Bazadais. La parenté avec les Faurichon de La Bardonnie passe par les Benoist et les Pauvert — un cousinage ancien, partagé aussi avec les Vivie de Régie.

TITRES & HONNEURS

👑 Marquis de Lassay (lettres patentes, 1647)
👑 Comte de Manicamp (lettres patentes, 1693)
📜 Maintenue de noblesse 1659 et 1667
📜 Certificat de noblesse, Chérin 1788
🏛️ Guillaume-Amanieu II de Madaillan, maire et gouverneur de Bordeaux au XIVe siècle

UNE FAMILLE HUGUENOTE

« Maison fort ancienne de l'Agénois, qui professa la religion réformée pendant plus d'un siècle » (Haag, La France protestante).

Jean de Madaillan servit avec distinction dans les rangs huguenots à Coutras (1587), Arques (1589) et Ivry (1590) — les trois grandes batailles d'Henri IV. En 1599, il fut commissaire pour l'exécution de l'Édit de Nantes en Poitou, l'un des hommes chargés d'appliquer la grande tolérance.

DEUX PROPRIÉTÉS EMBLÉMATIQUES EN DORDOGNE

🏰 Les Tours de Lansège — siège historique des Madaillan, remontant au XVe siècle.

🏰 Chartreuse de Perrou (Gageac-et-Rouillac, Dordogne) — noble demeure bâtie sous Louis XIII au sommet du plateau de Rouillac, dominant la plaine de Gardonne. Propriété de la famille Madaillan pendant 173 ans, de 1829 à 2002 — acquise par François-Éléonor de Madaillan auprès de son cousin germain Briançon, puis vendue par les enfants à la famille Ponton d'Amécourt.

LA BRANCHE DE MONTATAIRE · XXe–XXIe SIÈCLES

Pierre de Madaillan de Montataire (1891-1958), maire de Gageac-et-Rouillac, ouvre le siècle.

Son fils Amaury, marquis de Madaillan de Montataire (1923-1995) — Palmes académiques, ANF (Association de la Noblesse Française), OSJ (Ordre de Saint-Jean) — maire de Gageac-et-Rouillac à son tour, est le dernier des Madaillan à la chartreuse de Perrou. Marié en 1968 à Marion Espie (1944, anglaise du Guisland) — trois enfants : Valérie (1972), Simon (1975) et Jean-Arnaud (1978).

🕯️ Son cadet Jacques de Madaillan de Montataire (1949 — accident 1973), étudiant en médecine de vingt-trois ans, est mort dans un accident de voiture le jour-même du mariage de Xavier Faurichon de La Bardonnie (11e enfant de Louis et Denise) et Marie-Odile née Guéhéneuc — drame qui scelle dans la mémoire familiale le lien entre les deux maisons. La famille Faurichon de La Bardonnie pleure également Pierre, troisième fils de Guy et d'Alix née Motas d'Hestreux, arrière-arrière-petit-fils de Gaston, parti tragiquement lui aussi.

Le comte Alain de Madaillan de Montataire (1947, informaticien), frère cadet d'Amaury, épousera en 1977 la baronne Christine de Hubsch de Grossthal, fille de l'ambassadeur de l'Ordre de Malte : leurs fils Amanieu (1979) et Lancelot (1980) portent les prénoms médiévaux de la dynastie.

⚜ QUATRE SIÈCLES, UN MÊME SERVICE · LES LIENS LA BARDONNIE ↔ MADAILLAN

Le drame du 9 septembre 1973 n'est pas une coïncidence isolée : il scelle dans la mémoire familiale un cousinage déjà ancien, tissé par trois fils distincts.

🍇 PAR LES BENOIST

Marie Benoist (1881-1960), grand-mère paternelle de Marc et Louis, épouse René Faurichon de La Bardonnie le 8 janvier 1902. Les Benoist du Périgord étaient alliés aux Madaillan dès le XVIIIe siècle.

🏰 PAR LES PAUVERT

Monique Pauvert, épouse de Daniel Faurichon de La Bardonnie (Tome II), entre dans la famille porteuse d'un cousinage Pauvert–Madaillan documenté au cœur du vignoble bergeracois aux XVIIIe-XIXe siècles.

⚜ PAR LES VIVIE DE RÉGIE

Le cousinage Madaillan–La Bardonnie est partagé avec une troisième maison du Périgord, les Vivie de Régie : trois familles cousines autour de Bergerac qui se sont fréquentées sur trente générations.

⚔ DEUX MAISONS, UN MÊME ROI · 1582-1590

Le lien le plus fort, le plus oublié, le plus parlant à l'historien : les deux maisons servaient le même prince au même moment.

🗓️ 7 mai 1582Hélie Faurichon, ancêtre direct de la lignée et maître des forges de la Rivière, achète à Henri de Navarre (futur Henri IV) la forêt de Thiviers. Premier acte connu liant la famille au pouvoir royal.

20 octobre 1587 — Cinq ans plus tard, Jean de Madaillan se bat au côté du même Henri de Navarre à la bataille de Coutras, puis à Arques (1589) et à Ivry (1590).

🕊️ 1599 — Jean de Madaillan est nommé commissaire pour l'exécution de l'Édit de Nantes en Poitou, l'un des hommes chargés d'appliquer la grande tolérance.

« Quand Jean de Madaillan se battait pour Henri de Navarre à Coutras en 1587, son cousin éloigné Hélie Faurichon venait, cinq ans plus tôt, d'acheter au même prince la forêt de Thiviers. Quatre siècles plus tard, le 9 septembre 1973 rappellera que ces deux maisons cousines avaient toujours, sur trente générations, été soudées par les terres, par la foi réformée, et par le service du même roi. »

🗺️ Voisins d'éternité. Les Madaillan tiennent la chartreuse de Perrou à Gageac-et-Rouillac (173 ans, 1829-2002). Les Faurichon de La Bardonnie tiennent Laroque, Fonroque et Nastringues dans le canton voisin de Saint-Antoine-de-Breuilh. Mêmes communes, mêmes paroisses, même vignoble du pays de Montravel : ce n'est pas un cousinage de papier — c'est une géographie partagée.

Note sur la généalogiste de la famille : Ghislaine Marquis-Sébie, qui a établi la chronique de la branche au XXe siècle, est née Brown de Colstoun à Strasbourg en 1925. Magistrate, elle a épousé en 1947 Georges Marquis-Sébie — petit-fils de Jeanne de Madaillan (1897-1968) : c'est donc une Madaillan elle-même qui tient la plume sur sa propre famille, ce qui rend son travail d'autant plus précieux.

Sources : Maurice Campagne, Histoire de la Maison de Madaillan, 1076-1900, Bergerac, Imprimerie Générale du Sud-Ouest (J. Castanet), 1900 ; supplément généalogique moderne par Ghislaine Marquis-Sébie ; annotations Faurichon de La Bardonnie sur Châteaux et Castelets en pays vigneron de Jacques Reix (Éd. Alan Sutton, 2006) ; Eugène et Émile Haag, La France protestante.

⚜ FAMILLE ALLIÉE · ROUSIERS

Les Rousiers
Une famille catholique sociale, de Paul de Rousiers à Marthe Fougère (Tome I)

L'alliance avec les Rousiers remonte au début du XXe siècle. La famille s'illustre par Paul de Rousiers (1857-1934), sociologue d'inspiration catholique sociale (école Le Play), auteur de La Vie Américaine (1892), grand classique français sur les États-Unis et leur modèle économique. Il avait épousé Mathilde Camille d'Artigues (1857-1931).

Leur fille, Élisabeth de Rousier (21 mars 1882 — 28 septembre 1960), épouse Maurice Fougère (1883-1965), officier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre 14-18. De cette union naissent plusieurs enfants, dont :

  • Marthe Marie Fougère (1922-2007) — qui épouse Marc Faurichon de La Bardonnie (G4) le 24 juillet 1947, devient veuve un an plus tard, et porte le Tome I de la saga ;
  • le capitaine Jean Fougère (1912-1945) — frère aîné de Marthe, héros du Débarquement de Provence, tombé au combat le 23 avril 1945 à Sigmaringen.
📚 LA VIE AMÉRICAINE — UN CLASSIQUE

Publié en 1892 par la maison Firmin-Didot, La Vie Américaine de Paul de Rousiers est une enquête de plusieurs mois aux États-Unis. Le livre, qui décrit le « melting pot » et l'organisation industrielle américaine avec une remarquable précocité sociologique, est resté une référence du genre — disponible aujourd'hui en réédition. Il marque la rencontre entre catholicisme social français et capitalisme américain.

👑 LA CONNEXION SAXE-COBOURG · 1800

Guillaume Faurichon de La Bardonnie
Né à Cobourg, baptisé sous le parrainage de la cour ducale

Né le 30 mars 1800 à Cobourg, Guillaume — fils d'Antoine et de Marie-Catherine, futur père de Gaston (G4) — eut pour parrains et marraines les figures les plus illustres du duché de Saxe-Cobourg-Saalfeld. Cette « haute faveur royale » consacrait l'amitié intime nouée par Antoine et Marie-Catherine avec la dynastie, depuis qu'Antoine — ancien officier de la Garde de Louis XVI — y avait été reçu non plus en simple émigré, mais en « ami » puis en « confident ».

🌱 GENÈSE DU LIEN · MAESTRICHT 1793 — GOTHA 1797

Le lien avec Saxe-Cobourg ne commence pas en 1800 mais sept ans plus tôt. Le 3 mars 1793, lors de la libération de Maestricht, Antoine — caporal de la « fameuse sortie » menée par M. de Kervagan — voit pour la première fois « le brave et bien Prince Frédéric de Cobourg, en grande tenue de parade, décoré de tous ses Ordres ». Quatre années de quête désespérée plus tard (Tongres, Malmédy, Cologne, Düsseldorf, Wetzlau, Pologne, Russie), Antoine retrouve Marie-Catherine et l'épouse à Gotha en 1797 — c'est là qu'il fonde le commerce qui assurera leur fortune et noue ses premiers contacts à la cour ducale. « Qui m'eût dit, alors que je me privais de manger pour économiser mes derniers kreutzers, qu'un jour Tatine et moi serions reçus en permanence à la cour, promus Citoyens de Cobourg, et que je serais fait chevalier de l'Ordre Royal de Saxe... »

Détail révélateur de l'ouverture d'Antoine : à Francfort, c'est un banquier israélite, Samuel Schlanger, qui lui ouvre un crédit « sur sa seule parole ». Reconnaissant, Antoine fera plus tard toutes ses opérations pécuniaires par son truchement, « lui attirant ainsi une clientèle non négligeable à la cour de Saxe-Cobourg-Gotha ».

MARRAINES

Augusta de Reuss-Ebersdorf
duchesse régnante de Saxe-Cobourg-Saalfeld
(1757 – 1831) · grand-mère de la reine Victoria

Madame la Générale de Nepton
épouse d'un général de la cour

PARRAINS

S.A.S. le Prince Frédéric de Saxe-Cobourg
vraisemblablement le feld-maréchal autrichien
Friedrich Josias (1737 – 1815)

S.E. le Comte de Hohenthal
haut dignitaire saxon, ministre du cabinet ducal

🤩 La portée historique : Augusta de Reuss-Ebersdorf, marraine de Guillaume, fut la grand-mère maternelle de la reine Victoria d'Angleterre, de Léopold Ier des Belges, d'Ernst Ier de Saxe-Cobourg-Gotha, et du prince Albert (futur époux de Victoria). À travers Guillaume, la saga La Bardonnie se trouve ainsi liée à la dynastie qui régnera ensuite sur la moitié des trônes d'Europe au XIXe siècle.

Sources : Édition de référence princepsRecueil d'études et de documents pour servir à l'histoire du département de la Gironde et des départements voisins · Série in-octavo · « Mémoires d'émigration d'un gentilhomme périgourdin : Antoine Faurichon de La Bardonnie (1791-1797) » par Louis Faurichon de La Bardonnie, Archives départementales de la Gironde, Bordeaux, 1983 · puis Chroniques Nontronnaises du GRHIN n° 12, 1986 (transcription Mme Carenso) · enfin Cahier des Amis de Sainte-Foy n° 120, 2022.

🌹 SOPHIE FERMEPIN DE MARTEAUX · LA CONFIANCE DUCALE · 1815-1843

Sophie Fermepin de Marteaux
Une amie de la cour de Cobourg devenue voisine de Verzinas

Parmi les figures qui gravitent autour d'Antoine et Marie-Catherine à la cour de Cobourg apparaît, à partir de 1815, une jeune Française du nom de Sophie Fermepin de Marteaux (1797–1885). Les bases généalogiques publiques attestent qu'elle est, à cette époque, liée intimement au duc Ernst Ier de Saxe-Cobourg-Gotha. Antoine et Marie-Catherine, eux, avaient déjà été distingués par la Cour bien avant cet épisode : chevalerie de l'Ordre Royal de Saxe dès 1813, citoyenneté de Cobourg, audiences personnelles — soit deux ans avant même que le duc rencontre Sophie à Paris. C'est parce qu'ils étaient déjà des figures de confiance familière du duc régnant que celui-ci osera, en 1817, leur confier son secret le plus intime. La chronologie exclut toute lecture inverse : Antoine ne doit pas ses honneurs à la protection de Sophie et de Berta ; c'est parce qu'il portait ces honneurs qu'on lui a demandé cette protection.

🌱 GENÈSE · PARIS 1815 — GOTHA 1817

Au printemps 1815, le duc Ernst Ier entre triomphalement dans Paris à la tête des troupes alliées qui ont défait Napoléon. Il y rencontre Sophie, alors âgée de 18 ans, et la ramène à Cobourg dans le sillage de son retour. De cette union naît, à Gotha le 26 janvier 1817, une fille reconnue par le duc et titrée Berta Ernestine von Schauenstein (1817–1896) — demi-sœur, par leur père, du futur prince Albert d'Angleterre, époux de la reine Victoria.

Au printemps 1817, quand Antoine et Marie-Catherine rentrent définitivement en Périgord, Sophie les accompagne avec sa fille. Marie-Catherine, par un geste d'adoption silencieuse, lui transfère le nom de jeune fille de sa propre mère liégeoise — des Marteaux — et l'introduit ainsi dans la société du Périgord sous le nom composé « Fermepin de Marteaux ».

SOPHIE

Sophie Fermepin de Marteaux
née en 1797 — morte en 1885 (88 ans)
Aimée du duc Ernst Ier, mère de Berta. Vit à La Reynerie à partir de 1818, jusqu'à sa quarantième année, avant de regagner définitivement l'Allemagne. Marie-Catherine reçoit sa visite à Verzinas chaque mardi.

BERTA

Berta Ernestine von Schauenstein
née 26 janvier 1817 Gotha — morte 15 août 1896 Cobourg
Fille reconnue d'Ernst Ier. Demi-sœur du prince Albert d'Angleterre. Épouse en 1835 son cousin germain Eduard Schmidt-Löwe von Löwenfels, lui-même fils naturel de Julienne de Saxe-Cobourg (épouse du grand-duc Constantin de Russie).

🏰 LA REYNERIE · SAINT-PIERRE-DE-CÔLE

En septembre 1818, le duc Ernst Ier, qui veille toujours sur Sophie, lui ménage l'acquisition du petit château de La Reynerie, sur la commune de Saint-Pierre-de-Côle, à un quart de lieue de Verzinas.

1818-1824 · Le cercle féminin. Pendant six années, Sophie vient chaque mardi prendre le café chez Marie-Catherine à Verzinas. La petite Berta joue avec les enfants Faurichon. Deux dames se retrouvent au coin du feu — le voisinage n'y trouve rien à redire.

🕯 1824 · La bascule. Marie-Catherine meurt à l'automne. Antoine, veuf à cinquante-quatre ans, reste seul à Verzinas. Sophie, à trois lieues, ne renonce pas à venir : c'est son amie qu'elle a perdue, ce sont ses enfants qu'elle a vus grandir. Mais dans la société périgourdine, où l'on jase dès qu'un carrosse passe deux fois par mois sur la même route, les visites d'une femme seule chez un veuf ne peuvent plus avoir la même innocence. Le nom d'usage « Madame Schmidt » qui la protégeait du secret cobourgeois se met alors à la protéger d'un tout autre danger — la rumeur locale.

📜 1824-1843 · La zone d'ombre. Sophie prolonge sans doute son séjour périgourdin — la tradition familiale place son départ vers 1843 — mais elle fait peut-être plusieurs allers-retours entre le Périgord et Cobourg, notamment autour du mariage de Berta avec son cousin Eduard Schmidt-Löwe en 1835. Le fait qu'elle ne figure pas nommément au dénombrement de population de Saint-Pierre-de-Côle en juin 1836 plaide en ce sens : elle était probablement à Cobourg ce jour-là.

🕯 Le long silence. C'est peut-être de ces vingt années ambiguës que naît le silence de deux siècles dont Sophie a été entourée dans la mémoire familiale : non seulement parce qu'il fallait protéger un secret dynastique, mais parce qu'évoquer une femme seule qui visitait un veuf isolé eût pu « jeter une ombre sur l'honneur d'Antoine et de son mariage à Marie-Catherine ». La pudeur du silence protégeait les vivants autant que les morts. (À ne pas confondre avec le Château de la Renaudie, en ruines, à Saint-Front-la-Rivière.)

🤩 Un voisinage princier en Périgord : à travers Berta, Sophie Fermepin de Marteaux est ainsi liée par le sang à la maison royale d'Angleterre (par le prince Albert), aux rois des Belges (par Léopold Ier, frère d'Ernst), et — par effet en cascade — aux souverains actuels du Royaume-Uni, du Danemark, de Norvège, de Suède, d'Espagne, qui descendent tous de la fratrie d'Ernst Ier. Cette présence en Périgord, longtemps tue par la pudeur familiale, atteste de la confiance personnelle que le duc régnant accordait à Antoine et à Marie-Catherine, à qui il avait confié ce qu'il y avait de plus secret dans sa vie privée.

Sources publiques : Wikipédia FR/ENErnest Ier de Saxe-Cobourg et Gotha, section « Descendance naturelle » · Geneanet, fonds Wikifrat (arbre Schauenstein) · Genealogieonline, Ancestral Trails 2016 · Geni, fiche Sophie de Marteaux · Wikidata Q71680 (Princess Sophie of Saxe-Coburg-Saalfeld).

L'Histoire Habitée

Lieux fondateurs

Une douzaine de lieux où s'est écrite la saga Faurichon de La Bardonnie, du sanctuaire des aïeux à l'abbaye de la Peyrouse (XIIe-XVIe siècles) jusqu'au château de Laroque, foyer de la Résistance gaulliste, en passant par Croze — berceau des Faurichon de La Bardonnie pendant trois siècles. Chaque lieu porte la mémoire d'une génération.

Abbaye de la Peyrouse, reconstitution IA, XVIe siècle
⚜ Abbaye de la Peyrouse · Sanctuaire des aïeux

Abbaye cistercienne (ordre de Cîteaux), fondée en 1153, paroisse de Saint-Saud-Lacoussière (Dordogne). Lieu fondateur le plus ancien de la saga, sanctuaire des aïeux Faurichon. Dans la chapelle Saint-Martin reposent les premières générations de la lignée. Au XVIe siècle, Hélie Faurichon (G16), seigneur des Merles, était fermier général des rentes de l'abbaye en 1572, lien direct entre la famille et la maison monastique. C'est ici que s'enracine la mémoire des Faurichon, avant la dispersion en branches (Merles, Lhosterie, Croze, La Bardonnie).
Reconstitution par IA de l'aspect au XVIe siècle.

Les Merles, berceau Faurichon 1582
⚜ Les Merles · Berceau primordial Faurichon

Maison-forte du Périgord Vert · paroisse de Saint-Martin de Freyssengeas (24). Demeure d'Hélie Faurichon, mentionné dans l'acte de 1582 par lequel le futur Henri IV lui vend la forêt de Thiviers. Berceau primordial de toute la lignée, attesté depuis le XVIe siècle. La tour à toit conique est probablement contemporaine d'Hélie.

Cadastre napoléonien de Croze (1841)
⚜ Croze · Berceau de la branche La Bardonnie (XVe-XVIIIe s.)

Hameau de la commune de Milhac de Nontron (Dordogne, Périgord vert), au cœur des terres ancestrales des Faurichon. Originaire de Saint-Pardoux-la-Rivière, la famille Faurichon est attestée à Croze depuis le milieu du XVe siècle — elle y occupe la charge de maître de poste depuis (au moins) le XVIIe siècle, certains de ses membres étant simultanément commandant de la garde nationale ou officier au service du Roi. La lignée s'est divisée en plusieurs branches : Faurichon des Merles, Faurichon du Larret (à Saint-Saud) et Faurichon de Croze — cette dernière étant celle qui donnera Hélie (G11), Pierre (G10, héros de Fontenoy 1745), Hélie-Noël-Jean-Baptiste (G9, † 25 oct. 1780 à Croze) et Antoine (G8, l'émigré).

Les Faurichon de Croze géraient les biens de l'abbaye cistercienne de Peyrouse (dont ils étaient fermiers généraux) et se faisaient ensevelir dans l'abbatiale — usage maintenu jusqu'à Hélie-Noël-Jean-Baptiste (1780), premier à rompre cette tradition.

📜 Vente comme bien national en 1793. Après l'émigration d'Antoine en 1791, le domaine entier de Croze — 350 hectares de terres et bâtis — est divisé et vendu nationalement. Le plan ci-dessus est le cadastre napoléonien de 1841, soit 48 ans après la vente. Aujourd'hui, le hameau de Croze conserve la mémoire de la famille à travers le site mémoriel des habitants.

Source : hameau-croze.fr · Cadastre napoléonien 1841, archives départementales de la Dordogne.

Verzinas — lieu de vie d'Antoine Faurichon de La Bardonnie
⚜ Verzinas · Le foyer d'Antoine (Tome IV)

Château situé sur la commune de Vaunac, près de Thiviers (Dordogne, Périgord vert). Berceau de la branche périgourdine de la famille La Bardonnie après le mariage d'Hélie-Noël-Jean-Baptiste avec Marie Guichard de Laforest, « héritière de Verzinas » au XVIIIe siècle. C'est ici qu'Antoine Faurichon de La Bardonnie est né le 10 juillet 1770 et mort le 18 septembre 1861, à quatre-vingt-onze ans. Après l'exil et l'épopée de Saxe-Cobourg, il y rentra en 1817 avec Marie-Catherine de Nikolaÿ, qui y mourut en 1824. Leur fille Julie (1803-1859) y repose à leurs côtés sous l'inscription « RÉUNIS » du cimetière de Vaunac.

La chapelle reconstruite (1824-1826) : après la mort de Marie-Catherine, Antoine consacra une part importante de la fortune ramenée de Cobourg à reconstruire la chapelle attenante, abandonnée pendant la Révolution. Marbrier italien pour l'autel en marbre rose de Vérone, boiseries restaurées par un menuisier de Périgueux, murs peints en bleu pâle à la couleur de la Vierge. Un vitrail posé en 1825 représente saint Antoine de Padoue et sainte Marie-Catherine d'Alexandrie — les deux saints patrons du couple. Il est encore là aujourd'hui. Foyer central du Tome IV, lieu de retour et de mémoire de la famille rescapée de la Révolution.

🌳 Le paradis de l'enfance d'Antoine. Avant Versailles et l'exil, Verzinas fut pour le jeune Antoine un royaume libre : le moulin sur l'étang Saint-Amand où il pêchait à la ligne pendant des heures, les bois et ruisseaux qu'il connaissait par cœur — toutes les grottes, les clairières fleuries, les petites cascades —, le curé Rebière qui venait de Vaunac chaque jeudi dire la messe à la chapelle, les vendanges au vignoble du Tertre où il logeait quelques semaines à l'automne pour apprendre la vinification, les quatre lieues et demie de marche jusqu'à Croze auprès de son grand-père Guichard de Laforest qui lui enseignait le nom des arbres, des plantes médicinales et les secrets de la terre, et les grandes foires annuelles de la Saint-Mémoire à Périgueux où la famille rejoignait sa maison de la rue Eguillerie. C'est ce paradis perdu que le couple Antoine et Marie-Catherine tentera de reconstituer en revenant d'exil en 1817.

📖 Verzinas vu d'Allemagne. En 2014, l'auteur autrichien Alexander Jordis-Lohausen publie Liebe zur Zeit der Guillotine (« L'amour au temps de la guillotine »), biographie romancée du couple Antoine et Marie-Catherine de Nikolaÿ rédigée à partir du manuscrit familial confié par Xavier Faurichon de La Bardonnie. Pour préparer son ouvrage, l'auteur s'est rendu à Verzinas, accueilli par Claude et Jacqueline Jaeck, les actuels propriétaires qui ont admirablement restauré le château et son jardin. Dans son avant-propos, Jordis-Lohausen leur rend hommage : « La visite guidée qu'ils ont faite du château si admirablement restauré et aménagé par leurs soins, et du jardin en fleurs, a beaucoup contribué à ma compréhension de l'amour qu'Antoine éprouvait pour ce lieu de son enfance. »

Manoir de la Bardouly, lieu de mort de Gaston
⚜ Bardouly · La fraternité d'armes Gaston / Gastebois

Manoir noble près d'Eymet (Dordogne). Berceau de la famille de Gastebois et lieu de mémoire de leur amitié avec les La Bardonnie. C'est ici qu'est né Albert de Gastebois, compagnon d'armes de Gaston aux Zouaves pontificaux et aux Volontaires de l'Ouest, mort à Loigny le 2 décembre 1870. Soixante-cinq ans plus tard, Gaston de La Bardonnie est venu y mourir en 1935 à 93 ans — un geste de fraternité posthume. Les deux écus d'alliance (de Gastebois & La Bardonnie) ornent la demeure.

Château de Fontroque, propriété Benoist
⚜ Fontroque · Le château des Benoist (Tome III)

Château à Montcaret (Dordogne), proche de Sainte-Foy-la-Grande. Propriété du père de Marie Benoist, c'est ici qu'elle grandit avant son mariage avec René Faurichon de La Bardonnie le 8 janvier 1902. Pendant la Grande Guerre, c'est depuis Laroque (et Fontroque) que Marie répondra aux lettres de son poilu au front, gérant seule les domaines familiaux. Lieu fondateur du Tome III (1 319 lettres). Armoiries Benoist à l'ancre marine.

Perreau, logis Benoist
⚜ Perreau · Logis Benoist

Logis périgourdin de la famille Benoist. Autre demeure de la branche Benoist — probable propriété d'un parent ou d'une lignée alliée de Marie Benoist. Architecture typique du Bergeracois, toit pyramidal et corps de bâtiment allongé. Témoignage de l'enracinement de la famille de Marie en Dordogne avant son mariage avec René de La Bardonnie le 8 janvier 1902.

Château de la Quantinerie, Sigogne
⚜ La Quantinerie · Le berceau Bonnegens (Tome III/IV)

Château et domaine viticole à Sigogne (Charente). Propriété principale de la famille de Bonnegens, productrice de cognac (bouteilles estampillées « De Bonnegens · Charente · La Quantinerie » conservées). Apportée par le mariage de Marthe de Bonnegens avec Gaston de La Bardonnie le 9 septembre 1875. Vendue le 19 mai 1909 pour 72 000 francs lorsque la famille se replie en Périgord. Lieu de mémoire de la génération G4.

Château de Fonguyon, demeure Bonnegens
⚜ Fonguyon · Autre demeure Bonnegens

Château en Charente, propriété de la famille de Bonnegens. L'une des quatre demeures patrimoniales identifiées de la famille (avec La Quantinerie à Sigogne, Gratteloup à La Vergne et La Grange à Courcelles). Témoignage de l'aisance familiale d'une lignée notable de Saint-Jean-d'Angély, qui fournit également trois maires en Charente sous l'Empire et la Restauration.

✉ TOME III · 1914-1918
⚜ Trois propriétés gérées depuis le front

Pendant 1 510 jours, René Faurichon de La Bardonnie administre trois exploitations depuis la paille des cantonnements, au rythme des tournées nocturnes de ravitaillement. Ses 1 319 lettres à Marie superposent au récit militaire un document économique sans équivalent sur l'agriculture française en guerre : vendanges retardées, mildiou de 1915, pénurie de sulfate de cuivre, litige avec l'intendance militaire sur le prix du vin, prisonniers de guerre allemands affectés aux vignes en 1918.

🍷 LAROQUE · DORDOGNE

Le domaine viticole de René et Marie à Saint-Antoine-de-Breuilh. Vignes de Sainte-Foy et Bergerac. Marie y gère seule pendant quatre ans, secondée par le vigneron Coculet et le régisseur Vergnaud.

🍇 NASTRINGUES · DORDOGNE

Le vignoble bergeracois de Marie, géré par son père Joseph Benoist pendant la guerre. Vignoble jeune, encore en croissance — 80 tonneaux en 1916. René lui écrit directement.

🌾 CHEZ BONY · CHARENTE LIMOUSINE

Le second domaine de René. Pas de vignes ici : blés, bœufs, métayers du Chambon, de Longeville et de Puygrenier. Vergnaud y tient les livres et envoie les bulletins mensuels.

« Marie, devenue général en chef, doit avoir toutes les occupations du rôle, avec les cassements de tête. » — René à son beau-père, été 1917

Chez Bony, demeure Bonnegens — Marc et Marthe Tome I
⚜ Chez Bony · Maison de Marc et Marthe (Tome I)

Demeure familiale en Charente limousine — propriété originellement Bonnegens. Les armes de Bonnegens ornent la gravure (en bas à droite), témoignant que la maison venait à l'origine de la branche Bonnegens — alliance scellée par le mariage de 1875 entre Marthe de Bonnegens et Gaston de La Bardonnie. C'est ici que Marc Faurichon de La Bardonnie et Marthe Fougère vécurent après leur mariage du 24 juillet 1947 — fiançailles chez Bony le 14 mai, mariage en juillet. Marc, malade des suites de sa captivité aux Stalags et du travail forcé chez IG Farben, y mourut le 7 septembre 1948, six mois avant la naissance de Marie. Lieu fondateur du Tome I.

Château de Nastringues, berceau de la branche Benoist
⚜ Nastringues · Le berceau héréditaire de la branche Benoist

Château dans le bourg de Nastringues (Dordogne), au cœur du pays vigneron de Montravel.

Une construction huguenote (XVe-XVIIe s.) : bâti en équerre, hautes toitures à six pentes en tuiles plates, deux grandes fenêtres à meneaux remployées du château de Maraveau (ruiné en 1621). Construit par Pierre Masmontet, sieur de Maraveau, et son fils Jehan Masmontet (né en 1585), capitaine dans l'armée protestante du duc de Rohan. La cheminée monumentale du XVe siècle, au rez-de-chaussée, vient elle aussi de Maraveau. Aucun embellissement n'a été apporté au XIXe siècle — l'édifice est demeuré intact.

Le maillon Pauvert de La Chapelle (1775) : Jean de Masmontet, sieur de Fonpeyrine et seigneur de Nastringues, gendarme de la garde du Roi, se marie en 1775 avec Marie Pauvert de La Chapelle. Ils ont dix enfants, tous nés et baptisés à Nastringues dans les dernières années de l'Ancien Régime. En 1790, M. Masmontet de Nasteringue est procureur de la commune du Haut-Montravel.

L'entrée chez les Benoist (XIXe s.) : le château passe ensuite aux Gaussens. Madame Gaussens, née Jeanny Pauvert de Lafon, lègue Nastringues à sa nièce Adine Duvergier, fille de Henri et de Jeanne Pauvert de Lafon. Adine épouse Henry Benoist (1807-1869) du château voisin de Laroque — par ce mariage, Nastringues et Laroque sont réunis dans la même main familiale. Leur fils Edmond, puis leur petit-fils Joseph Benoist (1852-1924) succèdent — la fille de Joseph, Marie Benoist (1881-1960), épouse le 8 janvier 1902 René Faurichon de La Bardonnie. Le domaine reste aujourd'hui dans la descendance directe et constitue le centre d'un important vignoble.

Sources : Saint-Saud, Essai sur l'histoire de Montcaret (1988, T. II, p. 26) ; Documents Masmontet, Le Mercure Héraldique (sept.-déc. 1900) ; Jacques Reix, Port-Sainte-Foy (1981, p. 58) ; Archives historiques de la Gironde GG 1.

Malhubert à Availles-Limousine, exploitation de Marie Guiot du Doignon
⚜ Malhubert · L'exploitation de Marie

Lieu-dit d'Availles-Limousine (Vienne), aux confins de la Charente-Limousine et du Poitou. Toute sa vie, Marie Guiot du Doignon née Faurichon de La Bardonnie (G3, fille unique de Marc) y a été exploitante agricole, engagée pour sa commune dont elle fut maire adjointe. C'est ici, à Availles, qu'elle a célébré civilement le mariage de son fils Hervé et d'Anne-Sophie Santus, le 18 juillet 2004. Quatre mois plus tard, le 22 novembre 2004, son époux Jean-Louis Guiot du Doignon disparaissait accidentellement. Marie reste l'âme de Malhubert, propriété aujourd'hui partagée avec ses quatre enfants : Marc, Armelle, Agnès, Hervé. Lieu de transmission par excellence — c'est par Marie que le nom Faurichon de La Bardonnie passe à la branche Guiot du Doignon, fidèle à la devise Ense et Aratro.

Château de Laroque, foyer de la Résistance CND-Castille
⚜ Laroque · Aux sources de la France Libre (Tome II)

Château en Dordogne, commune de Saint-Antoine-de-Breuilh, propriété aujourd'hui des descendants de Louis et Denise de La Bardonnie.

L'entrée dans la famille (1817-1836) : Laroque est vendue le 11 novembre 1817 par la dernière descendante des Naucaze (Marie-Élisabeth, veuve de Louis-Antoine de Peyrouencq) pour 120 000 francs à Charles-Toussaint de Guilhemanson. Le 9 novembre 1835, Henry-Zacharie Benoist en devient propriétaire par échange. C'est lui qui édifie en 1836 la nouvelle demeure en architecture classique de style Directoire, sur le plateau dominant la vallée de la Dordogne (corps de logis central à trois travées, fronton triangulaire, ailes à deux travées, terrasse et perron sur la vallée).

Quatre générations Benoist puis Faurichon : Henry Benoist (1807-1869), maire de Saint-Antoine-de-Breuilh, marié en 1829 à Adine Duvergier (héritière de Nastringues) → Edmond Benoist (1830-1876), marié en 1851 à Suzanne Fourcaud → Joseph Benoist (1852-1924), marié en 1875 à Alix Déalis de Saujean → Marie Benoist (1875-1960), qui épouse en 1890 René Faurichon de La Bardonnie et donne naissance à Louis (1902-1987), grande figure du gaullisme et de la Résistance en Dordogne.

1941, le foyer de la France libre : Laroque abrita pendant la guerre les premières émissions des émetteurs « Roméo » et « Cyrano » que le colonel Rémy alla chercher à Madrid et fit passer la ligne de démarcation grâce à un domestique agricole de Louis. C'est ici que fut effectuée la première radiotransmission entre la France libre et Londres le 17 mars 1941, foyer du réseau CND-Castille. Louis fut arrêté par la police de Vichy, interné au Camp de Mauzac en Dordogne, puis libéré, et « échappant de justesse à la police nazie, se jeta dans le combat à main armée contre l'ennemi ».

1947, le séjour de De Gaulle : en mai, venant à Bordeaux inaugurer une plaque en hommage à Félix Éboué, le général de Gaulle séjourna quatre jours (12-15 mai) à Laroque chez son ami La Bardonnie, accompagné d'Yvonne et de son aide de camp Gaston de Bonneval. Le couple De Gaulle occupa la chambre jaune au premier étage, donnant sur la vallée, où le général rédigea de nuit le discours qu'il devait prononcer le lendemain, à la lueur d'une lampe à pétrole qui fumait. À table, sa place est encore présente — il refusa de présider, n'étant plus chef d'État.

Lieu fondateur absolu du Tome II. Sources : Guy Penaud, Histoire de la Résistance en Périgord (1985) ; Jean-Claude Bonnal, Charles de Gaulle en Périgord (1990) ; notes posthumes de Louis de La Bardonnie publiées dans Le Courrier Français (3 octobre 1997, n° 2768).

La Roque-Basse
⚜ La Roque-Basse · Dépendance médiévale de Laroque

Saint-Antoine-de-Breuilh (Dordogne) — vaste bâtiment rectangulaire, ancienne dépendance du château de Laroque.

Une architecture mystérieuse (XVIe s.) : bâtiment au plan inchangé depuis le cadastre de 1830, aménagé en grange mais conservant des fenêtres à meneaux de grande taille sur deux étages, des restes de mâchicoulis au centre de la façade Est, et une toiture en tuiles plates à quatre pentes. À l'étage, une cheminée monumentale du XVIe siècle richement armoriée — écu ovale portant deux pattes de griffon (Bourdeille) et un fretté chargé d'un croissant (La Roque-Vigneron) — pourrait commémorer le mariage de 1597 entre Gaston de La Touche, seigneur de La Roque-Vigneron, et Marguerite de Bourdeille.

Une tradition : la grange dîmière aurait été édifiée par Arnaud de Canteloup, archevêque de Bordeaux, lors de l'acquisition de la châtellenie de Montravel en 1306. La bâtisse fut incendiée par la foudre vers 1725, ce qui obligea à refaire la toiture en abaissant la construction d'un étage. La construction fut probablement bâtie par « une équipe de maçons bretons descendant de la Haute Dordogne ».

Louis de La Bardonnie, propriétaire et chroniqueur : Louis Faurichon de La Bardonnie fut propriétaire de La Roque-Basse, et y consacra des recherches historiques poussées. Ses notes manuscrites posthumes sur Saint-Antoine-de-Breuilh ont été publiées dans Le Courrier Français du 3 octobre 1997 (n° 2768).

Sources : notes posthumes de Louis Faurichon de La Bardonnie, Le Courrier Français (3 octobre 1997, n° 2768) ; R. Larivière, Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord (T. 123, 1996, p. 339-343).

L'Actualité · LinkedIn

L'Actualité de la Saga

La saga est un projet vivant : nouvelles découvertes d'archives, mises à jour des récits, rencontres, conférences. Suivez en direct sur LinkedIn — ce bloc est la fenêtre temps réel du chantier.

Suivez-moi sur LinkedIn Dernière publication : 16 juin 2026

Sélection des publications les plus marquantes, classées par tome. Ce qui change : nouvelles découvertes d'archives, corrections généalogiques, ajouts de témoignages, étapes du Tome V…

Tome I · 1944

Sur les traces de Marc & Marthe

Stalags, Débarquement, retour à la vie, féminisme rural — les coulisses du premier tome paru en 2025.

Conférence Saint-Joseph de Tivoli
AS
📢 Une journée inspirante au lycée Saint-Joseph de Tivoli à Bordeaux !

J'ai eu l'honneur de partager l'histoire de la Résistance et de l'Engagement devant 210 élèves de Terminale. Un moment fort, où les archives familiales, photos et objets de ma saga ont pris vie — d'autant plus émouvant que Marc lui-même fut pensionnaire à Saint-Joseph de Tivoli en 1927-1928. La boucle se boucle, presque un siècle plus tard.
#Histoire #Résistance #Engagement #Pédagogie #Conférence
Char Le Duguesclin
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Le Capitaine Jean Fougère 🤩, héros de mon premier livre, sur son char, grand frère de Marthe, à la tête du 2ᵉ Régiment de Cuirassiers !

Il a libéré Notre-Dame de la Garde lors du débarquement de Provence (août 1944), puis la citadelle de Langres en septembre 1944. Grièvement blessé à Ramonchamp en novembre 1944 — il est reparti au combat. Mort pour la France le 23 avril 1945.

📸 Son char s'appelait le « Duguesclin ». Son histoire mérite d'être connue.
#JeanFougère #Libération #2eRégimentDeCuirassiers #MortPourLaFrance
Émission Radio Grand Lac
AS
🎙️ Podcast de l'émission en direct de Radio Grand Lac 😊 au sujet de mon premier livre, Marc et Marthe de La Bardonnie 🤩, le résistant et la féministe !!!

N'hésitez pas à REPUBLIER dans vos réseaux ces 49 minutes de présentation 🤪 !

Merci Jean-Pierre Germain pour cette belle émission ! Pour commander le livre 👉 Éditions Transmettre
#Podcast #RadioGrandLac #Résistance #Féminisme #SagaLaBardonnie
Tome II · 1940-1947

Sur les traces de Louis & Denise

Premiers résistants, France Libre, dialogue avec de Gaulle — les coulisses du tome 2 à paraître en septembre 2026.

de Gaulle, Marthe, Guy et Geneviève à Laroque 1947
AS
Le général de Gaulle, Marthe de La Bardonnie 🤩 (grand-mère de mon mari, petite brune), Guy et Geneviève de La Bardonnie, les jeunes héros 🤩 de la Résistance française, fille et fils aînés de Louis et Denise de La Bardonnie.

Hâte que vous découvriez mon second livre… et non seulement l'héroïsme des parents, mais aussi celui de Guy et Geneviève qui firent SEULS 😲 le lien pendant 10 mois entre leur père fugitif et traqué (tête mise à prix en février 1944 à 1 million de francs) et le reste de la famille 👏.

Et bien sûr le récit incroyable de la nuit du 19 au 20 novembre 1943 durant laquelle les Waffen SS encerclèrent le château Laroque… Geneviève (16 ans) et Guy (14 ans ½) firent face avec un aplomb et un courage exemplaires 😲 👏 !!!

📸 Photo qui date du séjour du général de Gaulle du 12 au 14 mai 1947 à Laroque pour un « retour aux sources » de la Résistance française. Le manuscrit du livre est arrivé en lecture chez mon éditeur… un peu de patience 😉 !
#Histoire #WWII #SagaLaBardonnie
de Gaulle et Denise Laroque 1947
AS
Photo du général de Gaulle et de Denise de La Bardonnie au château Laroque le 15 mai 1947 en Dordogne où j'ai passé trois jours merveilleux !

Je n'ai pas dormi dans la chambre où le général de Gaulle a passé ses trois nuits pour revenir aux sources du premier réseau de renseignements de la Résistance française fondé par Louis de La Bardonnie lui-même et ses amis…

…mais dans la chambre d'où a eu lieu la première radiotransmission entre la France Libre et Londres le 17 mars 1941 !!! Et la seule pendant plusieurs semaines !

Très émouvant d'imaginer le radio en train d'envoyer tous les messages importants concernant les ports de Bordeaux, La Rochelle ou Bayonne… puis Brest ! Un immense merci aux cousins pour leur accueil, à Patrice Rolli pour sa visite guidée, à Jacques pour ses archives.

Beaucoup d'émotions à la découverte de tous ces trésors familiaux qui rejoignent la grande Histoire et du travail en perspective pour mon deuxième livre concernant Louis et Denise de La Bardonnie, Premiers Résistants français !
#Histoire #WWII #FemmeRésistante
Médailles de Louis de La Bardonnie
AS
Voici les décorations de Louis de La Bardonnie, grand-oncle de mon mari, dont je viens de terminer la biographie / le manuscrit ☺️ ! Je ne connais pas d'autres civils qui ont eu autant de médailles 🤔 ?

Et pour cause, Louis 🤩 fut l'un des plus grands résistants français ! Hâte que vous découvriez aussi l'homme au-delà du résistant ainsi que son épouse Denise, une vraie héroïne 🤩… Et toutes leurs aventures et celles de leur nombreuse famille pendant et après la Seconde Guerre mondiale 😜 !

Livre à paraître aux Éditions Transmettre 👍 à l'automne 2026.

Dans l'ordre pour les médailles :
🏅 Commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur (chevalier dès 1949, commandeur en 1981)
🏅 Croix de guerre 1939-1945 avec trois palmes
🏅 Médaille de la Résistance française avec Rosette
🏅 Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre
🏅 (une intruse — médaille des prisonniers civils, déportés et otages de 1914-1918 appartenant à René, son père)
🏅 Médaille commémorative française de la guerre 1939-45
🏅 Croix des services militaires volontaires (3e classe)
🏅 Médaille de l'internement pour faits de résistance
🏅 Croix du combattant · Croix du combattant volontaire de la Résistance
🏅 Médaille des blessés de guerre
🏅 Distinguished Service Order (britannique)
🏅 Médaille de la résistance polonaise en France

Il a d'ailleurs aussi reçu la médaille de l'État d'Israël 👏 !
#Histoire #Resistance #SagaLaBardonnie
Tome III · 1914-1918

Sur les traces de René & Marie

Les 1 319 lettres de la Grande Guerre, le quotidien du territorial du train de combat, le projet podcast 2027.

Marie Benoist
AS
Marie 🥰, l'épouse de René qui a recopié par amour les 1 319 lettres de son Poilu !

En hommage à cette femme courageuse 🤩 qui devint gestionnaire d'exploitation agricole en un temps record 👏. Au début de la Grande Guerre, Marie ne sait tenir ni les livres de compte ni gérer un domaine. Très vite, elle apprend et fait « un parfait régisseur » et une véritable femme d'affaires.

Concrètement, ce que Marie gère seule pendant quatre ans :
🍇 La vigne et les vendanges à Laroque (Dordogne), avec deux vignerons, sulfatages, vente aux négociants, réquisitions militaires
🌾 Les domaines de Bony (Charente limousine) avec six métayers
👥 Le personnel domestique — cuisinière, jardinier belge, ouvriers, prisonniers allemands à partir de 1917-1918
💼 Assurances, impôts, hypothèques, bons du trésor, emprunts de guerre
🏗️ Les travaux — mur de terrasse, toiture, jardin
👦 L'éducation à distance de Louis (né 1902, pensionnaire en Espagne) et de Marc (né 1913, santé fragile)
✉️ Sans oublier d'écrire à René tous les jours

👉 Chapeau bas, mesdames !
#Histoire #WWI #SagaLaBardonnie #Féminisme #Émancipation
René de La Bardonnie Poilu
AS
René de La Bardonnie. Notre poilu familial et ses 1 319 lettres à son épouse que je savoure à petite dose chaque jour 🤪…

Hâte de vous faire vivre sa guerre de l'Aisne, à la Champagne, puis l'Argonne, sans oublier le front italien et le retour dans la Meuse, ni son envoi surprise en Allemagne après l'armistice 👍…

Son regard aiguisé sur la Grande Guerre. Ses conflits intérieurs. Ses colères aussi, malgré son flegme déconcertant 😅. Les premiers gaz asphyxiants, les ballons dirigeables, les batailles aériennes 🤩…

…mais aussi la paille, la boue, la pluie de fer et d'acier et ses 1 001 détails d'un premier conflit de masse, mécanisé, de longue durée 🥵…

N'oubliez pas de commander le premier livre de la SAGA 👉. En attendant le second tome pour l'automne 2026 sur Louis et Denise, résistants ô combien méritants (et décoiffants 😉) avec leurs 11 enfants !
#Histoire #GrandeGuerre #SagaLaBardonnie
Abattoirs militaires Grande Guerre
AS
Les 1 319 lettres de René sont époustouflantes par la précision de leurs détails 🤩. Et sans doute une mine d'or 😉 pour les historiens spécialistes de la Première Guerre mondiale.

Aujourd'hui, j'ai notamment découvert grâce à lui le gigantisme des abattoirs militaires 😲 ! Le 12 février 1915, il est à Mont-Notre-Dame dans l'Aisne et écrit :

« À un village, près de la gare, on installe des abattoirs, où les bœufs, vaches, cochons, sont amenés par des bouchers qui les tuent, les dépècent, les coupent en deux et les suspendent dans un coin, en attendant que les voitures, tant autos que voitures réquisitionnées viennent chercher, chacune leur part.

On abat le jour, tous les bœufs nécessaires, 250 par jour environ ; il faut 32 000 kilos de viande par jour 😲. Chaque régiment n'ayant pas le même ordinaire, il faut donc trouver autre chose que des bœufs, aussi chaque train porte-t-il, tantôt des bœufs, tantôt des cochons. Les cochons sont abattus à jet continu, le surcroît est légèrement salé et sert pour les jours où l'arrivage de cette marchandise vient à manquer.

Il faut, environ, 2 000 bœufs d'avance 😲. Ces bœufs de toute provenance, sont parqués dans d'immenses champs, sous la surveillance de toucheurs, qui tout en les surveillant, leur donnent à manger, à boire, et font le classement de ce qui doivent être abattus journellement.

#Histoire #GrandeGuerre #SagaLaBardonnie
Tome IV · 1789

Sur les traces d'Antoine & Marie-Catherine

La Révolution française, l'exil, l'Officier de la Garde Louis XVI — aux origines de la saga.

Marie-Catherine Terreur
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⚖️ La Terreur ne frappait pas seulement à Paris.

En 1793, à Thionville puis à Metz, une jeune femme de vingt-deux ans, Marie-Catherine de Nikolaÿ 🤩, future épouse d'Antoine de La Bardonnie, se retrouve emprisonnée au cœur de la justice révolutionnaire.

Son crime ? Une affaire d'assignats. Ou plutôt… une accusation de faux 🥵 ! Marie-Catherine est en réalité innocente. Un homme la trahit et cherche à s'enrichir en la faisant accuser de trafic — crime extrêmement grave à une époque où la monnaie révolutionnaire s'effondre.

Ce qui frappe dans cette histoire, c'est qu'elle révèle une autre facette de la Révolution : celle des provinces, des villes de garnison et des tribunaux locaux. La Terreur ne fut pas seulement parisienne. Et les femmes y furent particulièrement vulnérables.

À seulement 22 ans, Marie-Catherine est arrêtée, détenue, jugée… puis parvient finalement à s'évader.

Un destin romanesque qui fera l'objet de mon 4ᵉ opus 😉.
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Antoine Ordre Royal Saxe
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⚜️ Un Français parmi les chevaliers de l'Ordre royal de Saxe en 1813.

En 1813, Antoine de La Bardonnie (6ᵉ génération au-dessus de mon mari), le même qui fut garde rouge sous Louis XVI, reçoit une distinction particulièrement rare pour un Français : il est fait chevalier de l'Ordre royal de Saxe.

À une époque où l'Europe entière est bouleversée par les guerres napoléoniennes et les recompositions politiques, cette décoration étrangère constitue un honneur exceptionnel. Très peu de Français reçurent cet ordre royal saxon.

Ce qui fascine, c'est le contraste d'une vie traversant plusieurs mondes :
⚜️ officier de la Garde du Roi sous Louis XVI
⚜️ témoin de la chute de l'Ancien Régime
⚜️ puis décoré à l'époque napoléonienne par une monarchie allemande alliée de la France

À travers son destin, on mesure combien certaines familles nobles françaises ont traversé Révolution, Empire et Restaurations sans disparaître de l'histoire européenne. Une trajectoire rare. Et profondément romanesque.
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Siège Maastricht 1793
AS
⚔️ Maastricht, mars 1793 : quand l'Europe bascule.

La Révolution française ne se joue plus seulement à Paris. Elle franchit désormais les frontières.

À Maastricht, grande place forte verrouillant le passage de la Meuse, les armées révolutionnaires françaises assiègent la ville tenue par les Provinces-Unies. À la tête des troupes françaises : le général Francisco de Miranda, futur précurseur des indépendances sud-américaines.

Face à eux, sur les remparts : Antoine de La Bardonnie 🤩. Ancien officier de la Garde du Roi sous Louis XVI, il combat désormais dans une Europe bouleversée par la chute de l'Ancien Régime.

Début mars 1793, le prince de Saxe-Cobourg franchit la Meuse avec les forces impériales autrichiennes et menace les arrières de Miranda. Le siège est levé. Et depuis les remparts, Antoine voit entrer les « libérateurs » autrichiens.

Cette scène résume à elle seule la complexité de l'époque : ⚜️ Français contre Français · ⚜️ monarchies européennes contre Révolution · ⚜️ fidélités anciennes face au monde nouveau qui naît dans la poudre et le feu.

L'Histoire n'est jamais aussi puissante que lorsqu'elle se vit à hauteur d'homme 😉.
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