Devise familiale · Fil rouge des cinq tomes
« Ense et Aratro »
Par l'épée & par la charrue
Cette devise résume l'histoire de la famille Faurichon de La Bardonnie : servir la France par les armes lorsque les circonstances l'exigent, et faire fructifier la terre familiale en temps de paix. Des officiers du Roi aux résistants de la Seconde Guerre mondiale, des seigneurs du Périgord aux exploitants agricoles du XXe siècle, plusieurs siècles d'histoire familiale s'inscrivent sous cette même devise — le fil rouge de toute la saga.
Tome I · 1944
Couverture du tome 1
Tome I · Paru en 2025 Disponible 25 €

Marc et Marthe de La Bardonnie Le résistant & la féministe

Peu d'ouvrages évoquent la vie des prisonniers de guerre dans les stalags allemands. Marc Faurichon de La Bardonnie, « forte tête », fut forcé de travailler pour l'usine IG Farben — malnutri, soumis aux pires traitements, considéré comme moribond, il fut rapatrié le 6 juin 1944, jour du Débarquement. Miraculeusement rétabli, il repartit héroïquement au combat.

La guerre finie, il épousa Marthe Fougère. Veuve trop tôt, elle se métamorphosa en dirigeante d'exploitation agricole hors pair, pionnière en faveur des femmes en milieu rural. Une histoire illustrée de photos, lettres originales et archives historiques d'une rare richesse, où l'on croise aussi le capitaine Jean Fougère, héros de la Libération, et le général de Gaulle.

Tome II · 1940-1947
Couverture du Tome II — Louis et Denise de La Bardonnie, Premiers Résistants Français
Tome II · Septembre 2026 À paraître

Louis et Denise de La Bardonnie Premiers Résistants Français — 1947, De Gaulle aux sources de la France Libre

Juin 1940. La France s'effondre. Beaucoup renoncent. Certains, pourtant, refusent de plier.

Au château de Laroque, en Dordogne, Louis de La Bardonnie — viticulteur périgourdin au tempérament fougueux — refuse la défaite. Dès les premiers jours de l'Occupation, il choisit la clandestinité et fonde l'un des tout premiers réseaux français de renseignements au service de la France libre, embryon du futur réseau CND-Castille. Le 17 mars 1941, la première radio transmission entre la France libre et Londres est réalisée depuis sa propriété.

Très vite, la traque commence. Arrêté en novembre 1941, il échappe à plusieurs mois de captivité grâce à une audacieuse mise en scène impliquant sa famille et à la loyauté d'un ami qui endosse l'essentiel des charges contre lui.

Le 16 février 1944, arrêté en gare de Vierzon, il ne doit sa survie qu'à un affrontement désespéré avec le soldat allemand qui le conduit à la Kommandantur. Sa tête est alors mise à prix pour un million de francs. Activement recherché, il garde sur lui une capsule de cyanure.

À ses côtés, Denise et leurs enfants participent eux aussi à cette lutte clandestine.

Du 12 au 15 mai 1947, le général de Gaulle séjourne à Laroque. Il dira être revenu « aux sources de la France Libre ».

« Ils ont dit non. Ils ont choisi la France.
Leur combat a ouvert le chemin de la Liberté. »

Parution prévue à la rentrée 2026. Inscrivez-vous à la newsletter pour être prévenu·e dès l'ouverture des précommandes.

🌳 La plus grande descendance La Bardonnie du XXe siècle : 11 enfants, 39 petits-enfants, 97 arrière-petits-enfants. Voir l'arbre généalogique →

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Tome III · 1914-1918
Couverture du tome 3
Tome III · En préparation En écriture · Podcast 2027

René et Marie de La Bardonnie Un couple dans la tourmente de la Grande Guerre

1 319 lettres. 460 000 mots. 1 510 jours. Du 30 novembre 1914 au 10 janvier 1919, sans interruption — l'un des plus grands corpus épistolaires de 14-18 conservés en France. Celui du père de Louis et de Marc, René de La Bardonnie (1875-1923) : mobilisé à 39 ans au 111e régiment territorial, versé au train de combat, vigneron, époux.

Trois archives superposées en un seul homme.

L'archive militaire — la guerre logistique invisible des territoriaux, qu'aucun poilu n'a racontée : convois nocturnes de ravitaillement, abattoirs mobiles de 250 bœufs par jour, autobus parisiens reconvertis en transports frigorifiques. De l'Aisne à la Champagne, de Verdun au Chemin des Dames, de l'Italie après Caporetto à Hambourg sous la révolution spartakiste.

L'archive économique — la gestion à distance de trois propriétés (Laroque, Nastringues, Chez Bony) pendant quatre années. Mildiou de 1915, pénurie de sulfate de cuivre, métayers, vendanges, litige avec l'intendance militaire sur le prix du vin. Un document unique sur l'agriculture française en guerre.

L'archive sociale — un notable catholique-monarchiste, lecteur de L'Action française, qui observe ses camarades de chambrée — radicaux, anticléricaux, francs-maçons, instituteurs —, juge la IIIe République avec sévérité, et voit dans la Révolution russe une catastrophe annoncée.

Au cœur de cette correspondance, une femme dont on ne lit que la voix en creux : Marie Benoist, trente-trois ans en 1914, qui se métamorphose silencieusement — d'épouse de propriétaire en « général en chef » d'un domaine viticole en guerre. L'émancipation, vécue dans des centaines de milliers de foyers français à l'époque, ici documentée jour après jour.

« Marie, devenue général en chef, doit avoir toutes les occupations du rôle, avec les cassements de tête. » — René à son beau-père, été 1917
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Tome IV · 1770-1861
Couverture du tome 4
Tome IV · À venir En préparation

Antoine de La Bardonnie & Marie-Catherine de Nikolaÿ Une histoire de Révolution et d'exil

« Mes Enfants, lorsque vous aurez atteint l'âge de raison, vous serez certainement bien aise de savoir le sujet pour lequel votre tendre mère a été arrêtée et condamnée à mort par contumace par les tribunaux révolutionnaires. » — Antoine Faurichon de La Bardonnie, premières lignes des Mémoires, Cobourg, 15 juillet 1814

1793. L'Europe est en guerre, la Révolution dévore ses enfants, et deux jeunes gens qui ne se connaissent pas encore vont voir leur vie basculer.

Antoine Faurichon de La Bardonnie, gentilhomme périgourdin de vingt et un ans, a pris la route de l'émigration en 1791. De Coblence à Maastricht assiégée, des chambres glacées de l'exil aux champs de bataille, il apprend ce que vaut une vie d'homme banni de son pays.

Marie-Catherine de Nikolaÿ, elle, a vingt-deux ans lorsqu'un tribunal révolutionnaire la condamne à mort pour une poignée d'assignats. Enfermée à Metz, à l'ombre de la guillotine, elle ne devra son salut qu'à son seul courage : huit jours de folie simulée, une évasion déguisée en homme, une fuite de nuit à travers les champs détrempés.

Quand enfin leurs chemins se croisent, à Malmédy, ce n'est qu'un commencement. Il faudra encore une séparation brutale, une traversée de l'Europe à pied jusqu'aux portes de la Russie, un naufrage, et de longues années d'exil avant que la vie ne leur accorde, enfin, le droit d'être ensemble. C'est une petite annonce, parue dans un journal allemand le 1er mars 1797, qui les rendra l'un à l'autre après trois années de recherches infructueuses.

Treize ans après sa condamnation à mort, Marie-Catherine se constitue volontairement prisonnière à Liège et obtient son acquittement complet — le 8 juillet 1806, devant la Cour de Justice criminelle du département de l'Ourthe. La justice, enfin, lui rendra ce que la Terreur lui avait pris.

Deux vies qui traversent près d'un siècle — de la France de Louis XV à celle de Napoléon III. Antoine, né au château de Vaunac en 1770, mourra à Verzinas en 1861, à quatre-vingt-onze ans. Sur ce fil ininterrompu, il aura vu s'effondrer un monde, en aura traversé un autre, et en aura reconstruit un troisième.

📜 LE MANUSCRIT PERDU, LE MANUSCRIT RECONSTITUÉ — DEUX SIÈCLES

Cobourg, novembre 1815. Antoine, à quarante-cinq ans, prend la plume pour ses enfants : « À mes Enfants ». Il écrira jusqu'à son retour en Périgord en 1817, puis épisodiquement jusqu'à sa mort à quatre-vingt-onze ans en 1861. Le manuscrit suivi s'arrête à son mariage à Gotha en juin 1797 ; la suite (Cobourg, Ordre Royal de Saxe, retour à Verzinas, mort de Marie-Catherine en 1824) sera reconstituée plus tard à partir d'autres sources.

1907. Les archives familiales sont confiées à l'abbé Gérard Dupin de Saint-Cyr, qui en tire une monographie publiée chez Destrem à Toulouse. Mais dans le processus, le manuscrit original est irrémédiablement perdu — éparpillé, dispersé. Pendant sept décennies, on ne reverra plus que des feuillets épars.

Août 1976 – août 1979. Louis Faurichon de La Bardonnie — arrière-petit-fils d'Antoine via Gaston (G4), résistant gaulliste du Tome II — récupère du petit-neveu de l'abbé Dupin de Saint-Cyr (officier de marine en retraite à Mareuil sur Belle) les « pauvres vestiges désordonnés » du manuscrit. Pendant trois ans, il en opère la patiente « Reconstitution » : classement des feuillets épars, complément à partir des « Quelques notions sur notre famille » de son aïeul Guillaume, d'une volumineuse correspondance en allemand de l'époque, et de la tradition orale — car Gaston, son propre grand-père, qui avait dix-huit ans à la mort d'Antoine, lui avait raconté de vive voix les aventures du gentilhomme périgourdin.

1983. Édition princeps dans le Recueil d'études et de documents pour servir à l'histoire de la Gironde et des départements voisins · série in-octavo · « Mémoires d'émigration d'un gentilhomme périgourdin : Antoine Faurichon de La Bardonnie (1791-1797) », aux Archives départementales de la Gironde.

1986 — Re-transcription dans les Chroniques Nontronnaises du GRHIN n° 12 par Mme Carenso.

2014Liebe zur Zeit der Guillotine, biographie allemande d'Alexander Jordis-Lohausen, tirée du manuscrit familial confié par Xavier Faurichon de La Bardonnie.

2022 — Nouvelle édition dans le Cahier des Amis de Sainte-Foy n° 120.

2026 — Travail d'écriture en cours : à partir de ces quatre sources, Anne-Sophie du Doignon prépare le Tome IV de la saga Faurichon de La Bardonnie.

Antoine Faurichon de la Bardonnie · 1770-1861
Marie-Catherine de Nikolaÿ · 1771-1824
RÉUNIS — inscription sur leur pierre tombale au cimetière de Vaunac (Périgord)

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Tome V · 1842-1935
Portrait de Gaston de La Bardonnie, zouave pontifical
Tome V · À venir En recherche

Gaston de La Bardonnie & Marthe de Bonnegens Du Vatican aux vignes du Cognac

📿 BARDOULY · 8 OCTOBRE 1935

Au pied du lit, sur la table où repose le crucifix, brillent encore trois objets de métal : la croix de l'Ordre de Pie IX, la médaille de Mentana frappée du nom du pape Pie IX, et la médaille des Volontaires de l'Ouest au ruban vert et noir. À côté, dans son écrin de velours, le sceau aux clés croisées de Saint-Pierre qu'il portait à la ceinture le jour où, à vingt-cinq ans, il était entré dans Rome. Le XIXe siècle catholique, militaire et terrien se résume en ces quatre objets.

1867. Un jeune Périgourdin de vingt-cinq ans franchit les Alpes pour défendre le Pape. Son nom : Antoine Gaston Faurichon de La Bardonnie. Son uniforme : celui des zouaves pontificaux. Son baptême du feu : Mentana, 3 novembre 1867, face aux chemises rouges de Garibaldi.

Le rocher de Sarlat — 1854. Treize ans plus tôt, au Collège Saint-Joseph, le petit Gaston et deux camarades s'assoient un soir sur un rocher dominant la Dordogne. Au matin, le rocher s'est effondré pendant la nuit. Toute sa vie, Gaston dira : « Chaque fois qu'à Mentana, à Cercotte, à Loigny, à Auvours, une balle m'a manqué, j'ai pensé au rocher de Sarlat. »

Octobre 1867 — Rome. Avant le feu, il y a le silence du Tibre la nuit. Gaston est arrivé à Rome avec les Volontaires de l'Ouest : casernement à la caserne Serristori près du Palazzo Cesi, distributions de brassards et de tracts en feuilles volantes aux soldats, gardes nocturnes sur les remparts du Castel Sant'Angelo. C'est sur ces vieilles pierres pontificales, où il s'endort plus d'une fois entre deux factions, que se forge la fidélité d'une vie : « Ne dormira plus jamais de la même façon, celui qui a veillé sur Pie IX. »

Trois ans plus tard, la France est envahie. Gaston rentre, s'engage à la Légion des Volontaires de l'Ouest sous les ordres du général de Charette — la 2e compagnie du 2e bataillon — et se bat à Cercotte, Brou, Loigny, puis sur le plateau d'Auvours aux portes du Mans le 11 janvier 1871, dernière bataille du 2e bataillon avant le licenciement à Joigny. Du 1er octobre 1870 au 29 mars 1871, il porte le scapulaire du Sacré-Cœur cousu sur la poitrine, comme ses frères d'armes.

9 septembre 1873. À Sigogne, en Charente, il épouse Marthe de Bonnegens (16 avril 1846  -  23 octobre 1918), fille de Philippe Joseph de Bonnegens (1810-1886, maire de Sigogne 1860-1884) et d'Anne-Louise de la Suderie (1812-1880). Dans la nef, on remarque la chevelure blanche du général de Charette, venu de Vendée tout exprès bénir son ancien lieutenant — « geste de fraternité qui restera dans la mémoire familiale comme l'instant où la guerre s'est, enfin, refermée ». Marthe apporte en dot 16 000 francs, une rente de 30 000 francs et surtout le château de la Quantinerie, domaine viticole en Grande Champagne propriété des Bonnegens depuis le 3 septembre 1751. De ce mariage de quarante-cinq ans naîtront cinq enfants nés à Sigogne : Maurice (24 août 1874), René (2 octobre 1875), Marguerite dite Douce (19 juin 1877), Marc (24 octobre 1879) et la cadette Marie (1881) — la lignée moderne des La Bardonnie. Gaston devient ainsi viticulteur charentais pour trente-six ans, jusqu'à la vente de la Quantinerie le 19 mai 1909, pour 72 000 francs, devant maître Lhoumeau, notaire à Sigogne : « J'ai goûté à la vigne. C'est une école d'humilité. »

Maire de Sigogne de 1884 à novembre 1901 (succédant à son beau-père Philippe de Bonnegens et régulièrement réélu jusqu'en 1900 « avec un nombre confortable de voix »), sous-lieutenant au 94e Régiment Territorial, chevalier de l'Ordre de Pie IX, médaillé de Mentana, Bene-Merenti et de Saint-Georges de Russie, titulaire de la Carte du Combattant n° 36 299 délivrée en 1932 : Gaston accumule les distinctions d'une vie de service. Mais c'est au manoir de Bardouly, à Saint-Aubin-de-Cadelech (Dordogne) — propriété familiale depuis plusieurs siècles, maison natale de son ami d'armes Albert de Gastebois tombé à Loigny le 2 décembre 1870 — qu'il s'éteint le 8 octobre 1935, quelques jours avant son 93e anniversaire, dernier témoin d'une France héroïque.

Mai 1905 — Rome. Quarante ans après Mentana, Gaston, alors lieutenant au 94e Territorial, accompagne le général de Charette dans un grand pèlerinage des vétérans zouaves. Reçu en audience par Pie X le 28 mai, il se recueille aux Trois-Fontaines sur la tombe de leur ancien aumônier Dom Sébastien Wyart, devenu abbé général des cisterciens. De retour à Paris, il prend part le 11 juin à la cérémonie du 45e anniversaire à la Basilique de Montmartre, parmi cinq cents zouaves rassemblés sous la bénédiction de Mgr Bourdon — fidélité aux serments de jeunesse que sa correspondance d'abonné aux Annales des Volontaires de l'Ouest atteste de 1902 à 1908 sans interruption.

Lille, 1932. Au 62e anniversaire de la Légion des Volontaires de l'Ouest, Gaston, à 90 ans, est l'un des trois derniers survivants présents. Une photographie le montre debout au milieu d'une rangée de jeunes scouts, le regard fier, la moustache parfaitement taillée. Il leur dit : « Vous êtes l'avenir. Nous n'étions que la mémoire. »

Ce récit, fondé sur les archives Bonnegens et La Bardonnie (livret militaire, faire-part, brevets pontificaux, correspondance Saxe-Cobourg, sceau aux armes papales, médailles), retrace l'itinéraire d'un couple à la croisée de deux mondes : la dernière chevalerie catholique du XIXe siècle et la naissance d'une dynastie viticole charentaise.

« Il a servi le Pape et la France. Il a aimé Marthe. »
— inscription sur sa pierre tombale, cimetière de Sigogne

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